Ariston · NIMBUS/ARIANEXT/AEROTOP/ENERGION 120/150 S - FLEX
Ariston ARIANEXT FLEX 150 S LINK R32 : l'avis complet
★★★◐★3,6/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,54
plancher chauffant
SCOP W55
3,85
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'ARIANEXT FLEX 150 S LINK R32 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de forte puissance, affichée à 12,43 kW en régime plancher chauffant et 11,47 kW en régime radiateurs. Son SCOP de 4,54 à 35 °C et de 3,85 à 55 °C la place parmi les machines qui revendiquent un vrai confort de rénovation sans forcément casser les émetteurs existants. Elle fonctionne au R32 et descend jusqu'à -20 °C, avec une bivalence annoncée à -7 °C en régime basse température.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de 1988, 165 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2022
★★★◐★
Le ballon d'eau chaude a changé mes habitudes, pas ma facture
J'avais un ballon électrique de 200 litres qui tournait la nuit. En passant sur la PAC avec son ballon intégré, je pensais diviser la conso d'ECS par trois. La réalité est plus nuancée : le cycle anti-légionelle hebdomadaire monte l'eau à 60 °C, et là la machine tire sur l'appoint intégré de 0,66 kW pour tenir la consigne. Ça reste bien moins gourmand qu'une résistance de 3 kW, mais ça s'entend et ça se voit sur le linky.
Ce qui m'a le plus surpris, c'est la récupération de chaleur sur le compresseur. En été, l'eau chaude me coûte presque rien. En hiver, c'est moins net parce que la PAC est déjà sollicitée pour le chauffage. Je programme désormais l'ECS en milieu d'après-midi, quand la température extérieure est au plus haut et que le SCOP à 35 °C de 4,54 joue pleinement. Le confort est là, la douleur est ailleurs : j'ai dû réapprendre à ne pas ouvrir le robinet comme avant.
Ce qui marche
+Récupération de chaleur utile en mi-saison
+Ballon intégré qui évite un deuxième équipement
Ce qui coince
−Cycle anti-légionelle gourmand
−Appoint de 0,66 kW sollicité pour monter à 60 °C
⌂Maison de ville de 1930, 110 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
L'unité intérieure m'a pris la moitié du cellier
Sur le papier, la FLEX 150 S LINK est monobloc : tout est dehors, normalement. Sauf que le module hydraulique et le ballon d'eau chaude prennent une place dingue. J'ai sacrifié mon cellier de 4 m², et je ne peux plus accéder à l'arrière du ballon sans démonter une étagère. Le passage des liaisons frigorifiques et hydrauliques a mangé encore 30 cm de chaque côté.
C'est le prix à payer pour ne pas avoir de split avec unité extérieure bruyante. Et avec 57 dB(A) en puissance acoustique, l'unité extérieure n'est pas discrète non plus. Si c'était à refaire, je regarderais une version avec ballon séparé, quitte à perdre un peu en rendement. Le SCOP de 3,85 à 55 °C reste bon pour mes radiateurs fonte, mais la place perdue, personne ne me la rendra.
Ce qui marche
+Monobloc, pas de liaison frigorifique à faire tirer
+SCOP 3,85 à 55 °C compatible avec les radiateurs fonte
Ce qui coince
−Encombrement du module intérieur et du ballon
−57 dB(A) en extérieur, à soigner en mitoyenneté
⌂Villa de 2005, 140 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Dossier MaPrimeRénov : trois mois pour un versement
Le chantier en lui-même s'est bien passé. L'installateur a fourni la fiche technique, l'attestation de conformité, le devis signé. J'ai déposé le dossier MaPrimeRénov en ligne en septembre, avec un revenu fiscal de référence qui me plaçait en catégorie intermédiaire. Réponse en novembre : pièce manquante, un justificatif de propriété que j'avais pourtant téléversé.
J'ai renvoyé. Versement en février. Cinq mois au total, avec un reste à charge que j'ai dû avancer. Les CEE ont suivi un autre circuit, plus rapide heureusement. Le point à retenir : la machine n'est pas le problème, l'administration si. Et personne ne m'avait prévenu que l'efficacité saisonnière de 178 % en régime 35 °C était un critère d'éligibilité, pas juste une donnée technique.
Ce qui marche
+Éligibilité aux aides confirmée
+Efficacité saisonnière 178 % en W35 qui joue en faveur du dossier
Ce qui coince
−Délais de versement longs
−Justificatifs redemandés malgré un dépôt complet
⌂Maison de plain-pied de 1996, 125 m², Bretagne, radiateurs acier, posée en 2021
★★★★◐
Trois ans en bord de mer, l'échangeur tient bon
J'habite à 800 mètres de la côte, avec des embruns toute l'année. J'avais lu partout que les PAC souffraient en zone littorale, que l'échangeur se perçait, que les ailettes partaient en poussière. J'ai posé cette machine en 2021, et à ce jour rien de visible. J'inspecte les ailettes deux fois par an, un coup de jet doux au printemps, et c'est tout.
Ce qui aide, c'est que la machine tourne souvent en basse température : SCOP de 3,85 à 55 °C, et avec mes radiateurs acier je suis plutôt autour de 45 °C de départ. Moins de cycles, moins de condensats, moins de sel projeté sur un échangeur brûlant. La bivalence à -7 °C ne me concerne presque jamais ici. Le vrai risque, ce serait plutôt l'arrêt prolongé en été, quand l'échangeur reste humide. Je la fais tourner en rafraîchissement quelques heures par semaine.
Ce qui marche
+Tenue correcte en ambiance saline après trois hivers
+Fonctionnement basse température qui limite les condensats
Ce qui coince
−Entretien manuel des ailettes indispensable
−Odeurs de sel dans l'air soufflé en bord de mer
⌂Longère de 1975, 180 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Le ballon tampon, on me l'a vendu, je ne suis pas sûr qu'il serve
L'installateur a insisté pour ajouter un ballon tampon de 200 litres, arguant que la machine ferait des cycles courts. Avec 12,43 kW de puissance de dimensionnement en W35, c'est vrai que la bête est grosse pour mes 180 m². Mais depuis la mise en service, je regarde les cycles : à peine deux démarrages par heure en mi-saison, ce qui n'a rien d'alarmant pour un compresseur inverter.
Le ballon me coûte 3 °C de température de départ, qu'il faut compenser par la loi d'eau, et il prend de la place dans le local technique. Je pense qu'il est utile en demi-saison quand la demande est faible, mais qu'il pénalise en plein hiver quand la machine tourne en continu. Je le garde parce qu'il est là, pas parce que je suis convaincu. Le SCOP annoncé de 4,54 à 35 °C, je ne l'atteindrai jamais avec ce montage.
Ce qui marche
+Volume d'eau qui stabilise les cycles en mi-saison
+Réserve utile en cas de dégivrage
Ce qui coince
−Pénalité de rendement en pleine charge
−Encombrement et coût non justifiés selon les cas
⌂Maison de 2010, 150 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2022
★★★◐★
Ce que je referais différemment, à froid
Deux ans de recul. La machine est fiable, je n'ai pas eu de panne. L'efficacité saisonnière de 178 % en W35, je m'en approche les années douces, moins les hivers où janvier descend à -10 °C et où la bivalence à -7 °C déclenche l'appoint. Ce n'est pas dramatique, la température limite de -20 °C me laisse de la marge, mais l'appoint intégré de 0,66 kW ne suffit pas à chauffer seul, donc il faudrait un appoint d'appoint.
Ce que je referais : j'aurais mis l'unité extérieure plus loin de la chambre. À 57 dB(A), la nuit, c'est perceptible. J'aurais aussi demandé un vrai réglage de loi d'eau à la mise en service, pas un réglage par défaut. Et j'aurais gardé ma chaudière en relève plutôt que de la déposer, pour les vagues de froid. Le R32, c'est très bien, mais ça ne remplace pas un plan B.
Ce qui marche
+Fiabilité sur deux hivers
+R32, fluide d'avenir
Ce qui coince
−Appoint intégré trop faible en grand froid
−57 dB(A) perceptibles la nuit
−Loi d'eau laissée par défaut
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour les logements de 120 à 200 m² bien isolés ou en rénovation avec plancher chauffant, où la puissance de 12,43 kW en W35 trouve sa place sans surdimensionnement criant. Le SCOP de 4,54 à 35 °C et le R32 en font une candidate sérieuse pour qui veut garder des émetteurs basse température.
À éviter si
Si l'unité extérieure doit être collée à une chambre ou à une limite de propriété, les 57 dB(A) deviennent un sujet. Et si le logement est petit, la puissance de dimensionnement risque de provoquer des cycles courts, ballon tampon ou pas.
Questions fréquentes
La production d'eau chaude est-elle vraiment économique avec cette machine ?
En mi-saison, oui, parce que la PAC récupère la chaleur du compresseur et tourne à bas régime. En hiver, c'est moins net : le cycle anti-légionelle à 60 °C sollicite l'appoint intégré de 0,66 kW, et la PAC est déjà mobilisée pour le chauffage. Le gain existe, mais il est plus modeste qu'annoncé.
Faut-il ajouter un ballon tampon avec 12,43 kW de puissance ?
Pas systématiquement. Sur un plancher chauffant de 150 m² et plus, le volume d'eau du circuit suffit souvent à limiter les cycles. Le ballon tampon aide en demi-saison quand la demande est faible, mais il coûte de la température de départ et de la place. À décider au cas par cas, pas par réflexe.
Que se passe-t-il quand il fait -10 °C dehors ?
La bivalence est annoncée à -7 °C en régime W35 : au-delà, l'appoint électrique prend le relais. La machine continue de fonctionner jusqu'à -20 °C, mais avec un appoint intégré de seulement 0,66 kW, elle ne peut pas assurer seule le chauffage d'un grand logement en vague de froid. Garder une relève ou un poêle reste prudent.
Le R32 change quelque chose pour la durée de vie de la machine ?
Oui, sur le plan réglementaire. Le R32 a un potentiel de réchauffement bien plus faible que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Concrètement, cela signifie que les recharges et les pièces détachées devraient rester disponibles plus longtemps, ce qui joue sur la valeur résiduelle de l'installation.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
12,43 kW
SCOP a 35 °C
4,54
Efficacite saisonniere W35
178 %
Puissance de dimensionnement (W55)
11,47 kW
SCOP a 55 °C
3,85
Efficacite saisonniere W55
151 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-20 °C
Puissance acoustique exterieure
57 dB(A)
Consommation en veille
14 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
ARIANEXT FLEX 150 S LINK R32, ARIANEXT FLEX 150 S-T LINK R32, NIMBUS FLEX 150 S NET R32, NIMBUS FLEX 150 S-T NET R32
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.