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Ariston · NIMBUS/ARIANEXT/AEROTOP/ENERGION 120/150 S Plus - CD1 300 HHP

Ariston ARIANEXT PLUS 120 S LINK R32 - CD1 300 HHP : l'avis complet

3,2/5sur 6 profils d'installation
Ariston ARIANEXT PLUS 120 S LINK R32 - CD1 300 HHP
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : druise.fr
SCOP W35
4,6
plancher chauffant
SCOP W55
3,6
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'ARIANEXT PLUS 120 S LINK R32 avec ballon CD1 300 HHP, c'est une air/eau de 10,75 kW annoncée à W35, avec un SCOP de 4,6 sur plancher chauffant et de 3,6 sur radiateurs à 55 °C. Elle descend jusqu'à -20 °C, sa bivalence à W35 se situe à -7 °C, et elle fonctionne au R32. C'est une machine taillée pour des logements de 120 à 200 m², en rénovation comme en neuf, à condition d'avoir la place pour l'unité extérieure et le ballon de 300 litres.

Le SCOP W55 de 3,6 est le chiffre qui va décider pour beaucoup de monde : il reste correct sans être brillant, ce qui veut dire que la conservation des radiateurs existants passe, mais sans marge confortable. Le ballon intégré de 300 litres simplifie l'installation et règle la question de l'ECS, à condition d'accepter le volume dans le local technique. Voici six profils d'installation, du recul après deux hivers à la panne en pleine vague de froid, en passant par la cohabitation avec un poêle et le SAV.

Bruit de l'unité extérieure57 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de 1988, 165 m², Normandie, plancher chauffant étage et radiateurs acier basse température au rez-de-chaussée, posée en 2022

Deux ans après, ce que je referais autrement

Si c'était à refaire, je demanderais à l'installateur de calculer le volume du ballon tampon avant de commander, pas après. La machine est en 10,75 kW à W35 avec un SCOP de 4,6 sur plancher chauffant, c'est cohérent avec mes 165 m², mais j'ai eu des cycles courts tout le premier hiver avant qu'on ajoute 100 litres de tampon. Le confort était là, la facture aussi, mais le compresseur faisait du yoyo et ça s'entendait.

Ce que je referais aussi : exiger le réglage de la loi d'eau devant moi, avec les relevés. Le paramètre par défaut envoyait de l'eau trop chaude pour mon plancher, la machine montait à 40 °C au lieu de 32 °C, et personne ne l'a vu pendant trois mois. Le SCOP de 4,6 est atteignable, mais il faut que la loi d'eau suive la réalité de la maison, sinon on retombe sur un rendement de radiateur ordinaire.

Et je referais le tour du voisinage avant de poser. 57 dB(A) de puissance acoustique, ce n'est pas énorme, mais l'unité est à six mètres de la chambre des voisins et j'ai eu une remarque au printemps.

Ce qui marche
  • SCOP W35 de 4,6 tenu sur une saison complète
  • Bivalence à -7 °C cohérente avec le climat normand
  • Ballon de 300 litres qui absorbe les besoins ECS d'une famille de quatre
Ce qui coince
  • Cycles courts au premier hiver sans tampon
  • Loi d'eau mal réglée à la mise en service
  • 57 dB(A) à surveiller en mitoyenneté proche
Longère de 1850 rénovée en 1998, 210 m², Cantal, radiateurs fonte conservés, posée en 2023

Avec le poêle à bois, on ne se marche pas dessus

On avait peur que la PAC et le poêle à bois se neutralisent. En réalité, ils cohabitent très bien, à condition de ne pas demander à la PAC de monter l'eau trop haut. Le SCOP W55 est de 3,6, ce qui reste correct pour de la fonte, mais je fais tourner la PAC à 50 °C maximum et le poêle prend le relais les soirs de grand froid.

Le poêle fait le salon cuisine, environ 70 m², et la PAC tient le reste de la maison plus l'ECS. La bivalence W35 est à -7 °C, mais en W55 la machine décroche plus tôt en rendement, donc c'est le poêle qui porte l'appoint au-delà. Résultat, l'appoint électrique intégré de 0,34 kW ne s'est jamais déclenché de l'hiver, ce qui était l'objectif.

Le point à ne pas rater : ne pas mettre le thermostat du poêle en concurrence avec la sonde de la PAC. J'ai laissé la sonde dans le couloir, le poêle chauffe par rayonnement, la PAC ne compense pas, et ça marche.

Ce qui marche
  • SCOP W55 de 3,6 suffisant pour la fonte à 50 °C
  • Départ d'eau max à 60 °C qui laisse de la marge
  • Appoint électrique presque jamais sollicité
Ce qui coince
  • Il faut accepter de piloter deux systèmes
  • Rendement qui chute si on demande 60 °C en continu
Pavillon de 1976, 140 m², Haute-Savoie, radiateurs fonte haute température, remplacement d'une chaudière fioul en 2024

Sortir du fioul sans tout casser

On a fait tomber la cuve après vingt-huit ans de fioul. Le calcul était simple : 2 200 litres par an, plus l'entretien, plus la chaudière qui donnait des signes de fatigue. La PAC a repris les radiateurs fonte tels quels, on n'a rien changé dans les pièces, et c'est exactement ce qu'on cherchait.

Au quotidien, le changement le plus visible c'est le silence. Plus de ronflement de brûleur le matin, plus de ramonage de cheminée fioul, plus de livraison à caler. La machine fait 57 dB(A), on l'entend depuis la terrasse mais pas depuis l'intérieur. Le SCOP W55 de 3,6 est le chiffre qui compte pour nous puisqu'on est restés sur la fonte, et il tient à peu près ses promesses sur une saison.

Ce qui surprend, c'est la lenteur. Une chaudière fioul monte en température en dix minutes, la PAC met deux heures à remonter la maison après une absence. Il faut accepter de ne plus couper complètement en journée.

Ce qui marche
  • Radiateurs fonte conservés sans travaux
  • SCOP W55 de 3,6 adapté à un usage haute température
  • Disparition des contraintes fioul
Ce qui coince
  • Inertie de montée en température
  • Il faut anticiper les absences
  • 57 dB(A) reste audible depuis la terrasse
Maison de 2015, 120 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2023

La garantie, tant qu'on lit bien les clauses

Deux ans après la pose, la carte de puissance a lâché. Prise en charge sous garantie constructeur, mais j'ai mis trois semaines à obtenir la pièce. Le point qui m'a sauvé, c'est d'avoir fait l'entretien annuel chez un frigoriste agréé et d'avoir gardé les factures, parce que la clause d'application l'exige.

Ce qui est couvert : la carte, le compresseur, l'échangeur. Ce qui ne l'est pas : la main d'œuvre au-delà de la première année dans mon contrat, et les dégâts liés au gel si l'unité extérieure n'est pas protégée. J'ai lu la garantie en entier après coup, je conseille de le faire avant la signature, pas après.

L'extension de garantie proposée à l'achat couvrait cinq ans, je ne l'ai pas prise, je l'ai un peu regretté sur ce coup-là. Le SCOP de 4,6 sur plancher chauffant tient bien sur ma configuration, c'est la partie mécanique qui a posé problème, pas la performance.

Ce qui marche
  • Prise en charge constructeur effective
  • SCOP W35 de 4,6 conforme aux attentes en plancher chauffant
  • Appareil réparable, pas remplacé
Ce qui coince
  • Délai d'obtention de la carte électronique
  • Main d'œuvre non couverte après un an
  • Extension de garantie qu'on regrette de ne pas avoir prise
Maison de 1992, 155 m², Bas-Rhin, radiateurs acier et plancher chauffant à l'étage, posée en 2021

La semaine où tout s'est arrêté

Février 2024, moins douze dehors pendant huit jours. La PAC tournait encore, la température limite de fonctionnement est annoncée à -20 °C, donc là n'était pas le problème. Ce qui a lâché, c'est le circulateur. Panne franche, plus rien, et le frigoriste le plus proche à quarante kilomètres disponible cinq jours plus tard.

On a passé la semaine avec deux radiateurs électriques d'appoint et le poêle du salon. C'était vivable mais bruyant côté facture. Ce que j'ai appris : avoir un contrat d'entretien ne garantit pas la réactivité en pleine vague de froid, tout le monde appelle en même temps. Le SCOP de 3,6 en W55 ne m'a pas consolé cette semaine-là.

Depuis, j'ai acheté un petit convecteur mobile de 2 kW et je l'ai stocké au garage. Ce n'est pas une solution de chauffage, c'est une solution d'attente. Le reste du temps, la machine fait le travail sans histoire depuis trois hivers.

Ce qui marche
  • Température limite de -20 °C cohérente avec le climat alsacien
  • Aucun problème de rendement hors panne
  • Machine globalement fiable sur trois hivers
Ce qui coince
  • Panne de circulateur en pleine vague de froid
  • Délai de cinq jours pour la réparation
  • Aucune solution de repli prévue à l'installation
Maison de 2005, 180 m², Bouches-du-Rhône, plancher chauffant, posée en 2022

Le frigoriste qu'on n'arrive pas à faire venir

La machine a un défaut de charge signalé par le code d'erreur en février 2025. Depuis, j'ai appelé quatre frigoristes de mon secteur. Deux ne font pas la marque, un ne se déplace pas pour les particuliers, le quatrième a mis six semaines à venir. Le R32 est un fluide d'avenir, ce n'est pas le problème, c'est le réseau qui ne suit pas.

Le diagnostic a été fait, la recharge aussi, mais ça a pris deux mois sur une saison de chauffe. On a tenu avec le plancher chauffant qui recevait de l'eau tiède par intermittence et l'appoint électrique intégré de 0,34 kW qui ne suffisait évidemment pas pour 180 m². Facture d'électricité multipliée par deux sur janvier et février.

Ce que je retiens : le SCOP de 4,6 sur plancher chauffant est excellent quand tout va bien, mais la disponibilité d'un frigoriste agréé dans le coin est un critère aussi important que la fiche technique. Je ne l'avais pas vérifié avant d'acheter.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,6 excellent sur plancher chauffant en fonctionnement normal
  • Fluide R32 conforme aux évolutions réglementaires
  • Machine performante quand elle tourne
Ce qui coince
  • Réseau frigoriste insuffisant dans le secteur
  • Deux mois sans chauffage normal en pleine saison
  • Appoint intégré trop faible pour la surface en cas de panne
Le verdict

Pour quel logement ?

Logements de 120 à 200 m² avec plancher chauffant ou radiateurs acceptant de l'eau à 50 °C, en rénovation ou en neuf, dans une région où l'on trouve facilement un frigoriste agréé. Le ballon intégré de 300 litres simplifie l'installation pour une famille de quatre.

À éviter si

Vous êtes en secteur tendu côté artisans frigoristes et n'avez aucune solution de repli en cas de panne hivernale. Ou si vous voulez absolument tourner à 60 °C en continu sur de la fonte, le SCOP W55 de 3,6 vous le permet mais sans marge confortable.

Questions fréquentes

La machine tient-elle vraiment ses promesses de SCOP en hiver ?

Le SCOP de 4,6 sur plancher chauffant et de 3,6 sur radiateurs à 55 °C sont des valeurs saisonnières, mesurées sur un profil climatique normé. En pratique, tout dépend du réglage de la loi d'eau et de la température réellement demandée au circuit.

Peut-on garder ses radiateurs fonte existants ?

Oui, à condition d'accepter un SCOP de 3,6 au lieu de 4,6, et de vérifier que la maison se chauffe à 50 ou 55 °C de départ d'eau. Le départ maximum de la machine est de 60 °C, ce qui laisse une petite marge sans garantie de rendement.

Que se passe-t-il si la température descend sous la bivalence ?

En dessous de -7 °C à W35, l'appoint électrique prend le relais pour compenser la perte de puissance. L'appoint intégré ne fait que 0,34 kW, donc sur une grande surface il faut souvent une résistance d'appoint extérieure ou un autre système en secours.

La consommation en veille de 14 W est-elle un vrai sujet ?

14 W en continu, ça fait environ 120 kWh sur une année, soit l'équivalent d'une quinzaine d'euros. Ce n'est pas un critère de choix, mais si vous coupez la machine en été, vous économisez cette part sans conséquence.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)10,75 kW
SCOP a 35 °C4,6
Efficacite saisonniere W35181 %
Puissance de dimensionnement (W55)9,39 kW
SCOP a 55 °C3,6
Efficacite saisonniere W55141 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure57 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesARIANEXT PLUS 120 S LINK R32 - CD1 300 HHP, ARIANEXT PLUS 120 S-T LINK R32 - CD1 300 HHP, NIMBUS PLUS 120 S NET R32 - CD1 300 HHP, NIMBUS PLUS 120 S-T NET R32 - CD1 300 HHP

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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