Ariston · NIMBUS/ARIANEXT/AEROTOP/ENERGION 120/150 S Plus - CD1 450 HHP
Ariston ARIANEXT PLUS 120 S LINK R32 - CD1 450 HHP : l'avis complet
★★★★★3,8/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : druise.fr
SCOP W35
4,6
plancher chauffant
SCOP W55
3,6
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'ARIANEXT PLUS 120 S LINK R32 est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée à 10,75 kW sur plancher chauffant et 9,39 kW sur radiateurs, avec un SCOP de 4,6 en régime basse température et de 3,6 en haute température. Elle descend jusqu'à -20 °C et bascule sur appoint à -7 °C en W35. C'est donc une machine taillée pour la rénovation, y compris quand les émetteurs restent des radiateurs.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de village en pierre, 1980, 118 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Les murs en pierre mangent la puissance annoncée
La maison n'a pas d'isolation par l'extérieur et la porte d'entrée donne sur un couloir traversant. L'installateur avait calculé large. En janvier, la machine tourne en continu et la température de départ d'eau monte à 50-55 °C, ce qui correspond au SCOP de 3,6 de la fiche. On est loin des 4,6 annoncés, mais 4,6 c'est pour un plancher chauffant, pas pour douze radiateurs fonte dans une maison qui perd vite.
Ce qui surprend, c'est que le confort reste correct. La maison chauffe, l'eau monte à 60 °C au maximum, et on n'a pas eu besoin de rallumer la cheminée plus de cinq ou six soirs sur l'hiver. La facture, elle, est plus élevée que ce que le discours commercial laissait espérer. Pas catastrophique, mais on sent que la machine compense les défauts du bâti.
Ce qui marche
+Départ d'eau à 60 °C, suffisant pour des radiateurs fonte
+Fonctionne jusqu'à -20 °C, pas de coupure par grand froid
+Confort maintenu malgré une enveloppe médiocre
Ce qui coince
−SCOP de 4,6 inatteignable sans plancher chauffant
−Machine sollicitée en continu sur bâti mal isolé
−Facture supérieure aux promesses commerciales
⌂Pavillon des années 1990, 142 m², Grand Est, plancher chauffant étage, posée en 2023
★★★★★
L'appoint se déclenche, mais pas pour les raisons qu'on croit
Sur le papier, la bivalence à -7 °C en W35 laissait penser qu'on serait tranquilles. Dans les faits, dès qu'on passe sous -4 °C pendant trois jours, l'appoint intégré de 0,34 kW prend le relais par intermittence. Ce n'est pas énorme, mais ça se voit sur le compteur et ça s'entend quand on est dans le garage.
Après vérification, ce n'était pas la machine qui était sous-dimensionnée, c'était la loi d'eau réglée trop bas. Une fois la courbe remontée de deux crans, les déclenchements ont quasiment disparu. Le vrai enseignement : l'appoint sert souvent à compenser un réglage mou, pas un manque de puissance.
Ce qui marche
+Bivalence à -7 °C correcte pour la région
+Appoint limité à 0,34 kW, impact facture modéré
+Réglage loi d'eau corrige la plupart des déclenchements
Ce qui coince
−Appoint audible depuis les pièces proches
−Sous -4 °C prolongé, il faut accepter un peu d'appoint électrique
⌂Maison RT2005, 165 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2021
★★★★★
Trois hivers avant de toucher à la loi d'eau
On a laissé les réglages d'usine pendant trois saisons. La maison était chaude, on ne s'est pas posé de questions. Puis un hiver où la facture a grimpé, j'ai lu la notice et j'ai découvert qu'on pouvait décaler la courbe. En baissant le départ d'eau de 4 °C sur la plage 0-10 °C extérieurs, on a gagné en confort sans avoir froid.
Ce qui m'a étonné, c'est que le SCOP de 4,6 en W35 devient crédible quand le départ d'eau reste autour de 35 °C. Sur les hivers précédents, il montait à 42-44 °C sans raison. La machine est capable de bien faire, mais elle ne le fait pas toute seule.
Ce qui marche
+Gros potentiel de réglage sur la loi d'eau
+SCOP de 4,6 cohérent quand l'eau reste à 35 °C
+Machine silencieuse une fois les cycles stabilisés
Ce qui coince
−Réglages d'usine trop généreux
−Aucun installateur n'a expliqué la loi d'eau à la mise en service
⌂Maison de 2008, 190 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2023
★★★◐★
Remplacer une chaudière gaz qui marchait encore, le calcul qui hésite
La chaudière à condensation avait onze ans et fonctionnait. Le calcul économique était serré : à consommation égale, la PAC ne se remboursait pas en cinq ans. Ce qui a fait basculer le dossier, c'est la perspective du prix du gaz et le fait que la chaudière allait de toute façon tomber en panne à un moment ou un autre.
Sur radiateurs acier, la machine maintient 48-52 °C de départ sans forcer, ce qui colle avec le SCOP de 3,6 en W55. En pratique, la consommation a baissé, mais moins que ce que les simulations annonçaient. Si le gaz n'avait pas augmenté, le choix aurait été plus discutable.
Ce qui marche
+Compatibilité correcte avec radiateurs acier existants
+SCOP W55 de 3,6 cohérent avec le régime réel
+Machine capable de suivre une maison de 2008 sans appoint excessif
Ce qui coince
−Rentabilité dépendante du prix du gaz
−Consommation réelle au-dessus des simulations
−Investissement difficile à amortir sur cinq ans
⌂Maison de 1975, 105 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte et un insert bois, posée en 2020
★★★★★
Après la cuve de fioul, le quotidien change de rythme
Ce qui a le plus changé, ce n'est pas la facture, c'est la disparition des livraisons de fioul et du rituel de la cuve à surveiller. Plus de camion dans la cour, plus d'odeur dans le garage, plus de chaudière qui s'encrasse. La machine fait le job sans qu'on y pense.
Le SCOP de 3,6 sur radiateurs haute température correspond bien à la réalité : on est sur des départs d'eau à 50-55 °C les jours froids. Le poêle à bois prend le relais les très rares soirées sous -5 °C, plus par confort que par nécessité. Ce qui manque vraiment, c'est un vrai suivi de consommation, parce que sans cuve, on perd le repère annuel.
Ce qui marche
+Fin des livraisons et du stockage fioul
+SCOP W55 de 3,6 vérifié à l'usage
+Bonne cohabitation avec l'insert bois
Ce qui coince
−Perte du repère annuel de consommation
−Départs d'eau à 55 °C les jours froids
⌂Pavillon de 1998, 215 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, plancher chauffant et radiateurs salle de bain, posée en 2022
★★★★★
Trois ans après, le calcul de rentabilité se refait
Au moment de signer, le raisonnement tenait sur un prix du kWh électrique stable et un gaz qui montait doucement. Trois ans plus tard, le kWh électrique a augmenté aussi, mais moins que le gaz. Dans mon cas précis, l'écart s'est creusé en faveur de la PAC, surtout parce que la maison est sur plancher chauffant et que le SCOP de 4,6 est vraiment atteignable.
Ce qui a mal vieilli, c'est l'estimation initiale de consommation. On m'avait annoncé un chiffre optimiste. La réalité est plus haute, mais l'écart avec une chaudière gaz actuelle reste favorable. Refaire le calcul aujourd'hui me conforte dans le choix, sans pouvoir dire qu'il était évident au départ.
Ce qui marche
+SCOP de 4,6 atteignable avec plancher chauffant
+Écart favorable face au gaz qui s'est creusé
+Machine adaptée à une grande surface
Ce qui coince
−Estimation initiale trop optimiste
−Suivi de consommation indispensable pour objectiver
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une rénovation avec radiateurs existants, à condition d'accepter des départs d'eau entre 50 et 55 °C et de régler sérieusement la loi d'eau. Sur plancher chauffant, le SCOP de 4,6 devient réellement atteignable et la machine prend tout son sens.
À éviter si
Le logement est mal isolé et l'objectif est de faire baisser la facture sans toucher aux émetteurs ni au bâti. Dans ce cas, la machine fonctionnera, mais le rendement annoncé ne sera pas au rendez-vous et l'appoint se manifestera plus souvent que prévu.
Questions fréquentes
La machine tient-elle vraiment jusqu'à -20 °C ?
La température limite de fonctionnement est de -20 °C, ce qui veut dire que la PAC ne s'arrête pas à cette température. C'est différent de la bivalence à -7 °C, qui est le seuil où l'appoint électrique commence à prendre le relais en régime W35.
Autrement dit, entre -7 et -20 °C, la machine continue de tourner mais avec un coup de main de l'appoint de 0,34 kW si nécessaire. C'est une nuance importante sur les hivers continentaux ou de montagne.
Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?
La puissance de dimensionnement de 10,75 kW en W35 et 9,39 kW en W55 place la machine sur des logements de taille moyenne à grande. Sur un volume d'eau important comme un plancher chauffant, le tampon est souvent inutile.
Sur une installation avec peu de volume d'eau, quelques radiateurs seulement, un tampon peut aider à éviter les cycles courts. Le mieux reste de faire trancher l'installateur après calcul du volume du circuit.
Quel est l'impact du R32 sur la durée de vie de la machine ?
Le R32 fait partie des fluides appelés à rester sur le marché dans le cadre du règlement F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement. Cela devrait faciliter l'accès aux recharges et aux pièces dans dix ou quinze ans.
C'est un point qui compte au moment de la revente du logement ou en cas d'intervention sur le circuit frigorifique. La valeur résiduelle d'une machine au R32 devrait mieux se tenir qu'une machine au R410A.
La consommation en veille de 14 W est-elle un problème ?
14 W en veille sur une année complète représentent environ 120 kWh, soit l'équivalent de quelques jours de chauffage en mi-saison. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas ce qui décide de la facture.
Le vrai levier reste la loi d'eau et le réglage du départ d'eau. Une courbe bien ajustée fait économiser beaucoup plus que la chasse aux watts de veille.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
10,75 kW
SCOP a 35 °C
4,6
Efficacite saisonniere W35
181 %
Puissance de dimensionnement (W55)
9,39 kW
SCOP a 55 °C
3,6
Efficacite saisonniere W55
141 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-20 °C
Puissance acoustique exterieure
57 dB(A)
Consommation en veille
14 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
ARIANEXT PLUS 120 S LINK R32 - CD1 450 HHP, ARIANEXT PLUS 120 S-T LINK R32 - CD1 450 HHP, NIMBUS PLUS 120 S NET R32 - CD1 450 HHP, NIMBUS PLUS 120 S-T NET R32 - CD1 450 HHP
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
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