Atlantic Alféa Extensa A.I. 10 R32 : l'avis complet
★★★★★3,2/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : ccl.fr
SCOP W35
4,53
plancher chauffant
SCOP W55
3,33
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
62 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Alféa Extensa A.I. 10 R32 est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée pour 8,5 kW en régime plancher chauffant et 8,2 kW en régime radiateurs. Son SCOP de 4,53 à 35 °C la place dans les machines à haut rendement saisonnier, tandis que le SCOP de 3,33 à 55 °C laisse entendre qu'elle peut alimenter des émetteurs haute température sans forcément tout casser. Elle utilise le R32, fluide à faible PRG, et intègre un appoint électrique de 1,1 kW seulement, ce qui en dit long sur la philosophie de la bête : la machine est censée tenir la route seule, même par temps froid.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon des années 1980, 140 m², Normandie, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
Un bloc intérieur plus encombrant qu'annoncé
Dans le garage, la place n'était pas un souci au moment du devis. À la pose, l'unité intérieure de cette Extensa a quand même mangé un bon mètre carré au sol, entre le module hydraulique et les raccords. Rien de dramatique quand on a de la place perdue, mais je plains celui qui doit la caser dans une buanderie de 4 m². Le ballon tampon ajouté par l'installateur n'a rien arrangé. Avec le recul, j'aurais fait un plan coté avant de valider l'emplacement. Le mur derrière la machine chauffe un peu, ce n'est pas un problème mais ça surprend.
Ce qui marche
+Module hydraulique compact pour la puissance
+Tous les raccords accessibles de face
Ce qui coince
−Emprise au sol sous-estimée au devis
−Dégagement arrière nécessaire plus large que prévu
⌂Maison de ville mitoyenne des années 1930, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
L'appoint de 1,1 kW se déclenche plus que prévu
Je pensais que l'appoint électrique était une sécurité pour les grands froids. En janvier, avec des nuits à -6 °C, il s'est mis en route plusieurs fois. La température de bivalence donnée à -7 °C en régime 35 °C ne correspond pas à ma configuration : je tourne à 50 °C de départ d'eau, et là le seuil recule. Le compteur Linky le voit passer, c'est net. Ce n'est pas la catastrophe annoncée, l'appoint ne fait que 1,1 kW, mais il travaille plus souvent que ce que le discours commercial laissait croire.
Ce qui marche
+Appoint limité à 1,1 kW, effet modéré sur la facture
+Machine qui continue de tourner seule au-dessus de -5 °C
Ce qui coince
−Bivalence réelle plus haute en régime radiateurs
−Appoint sollicité dès que le gel s'installe
⌂Longère rénovée des années 1970, 180 m², Centre-Val de Loire, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Après une cuve de fioul, le quotidien a changé
On sortait de trente ans de fioul, avec la cuve dans le sous-sol et les livraisons qui n'arrivaient jamais au bon moment. Le passage à cette Alféa sur plancher chauffant existant a été assez simple techniquement. Ce qui frappe au quotidien, c'est le silence dehors et la disparition des odeurs. La chaudière fioul faisait du bruit dans la cave, on ne l'entendait plus. Le SCOP de 4,53 en régime 35 °C colle bien à notre usage : le plancher ne dépasse jamais 35 °C de départ d'eau. Le seul regret, c'est d'avoir attendu aussi longtemps.
Ce qui marche
+Rendement saisonnier élevé adapté au plancher chauffant
+Disparition des contraintes de livraison et de cuve
+Aucun changement d'émetteurs nécessaire
Ce qui coince
−Investissement initial supérieur au simple remplacement de chaudière
−Délai avant d'amortir face à une chaudière fioul récente
⌂Maison individuelle de 2005, 130 m², Occitanie, radiateurs basse température, posée en 2022
★★★★★
La garantie a joué, mais il a fallu insister
Carte électronique remplacée sous garantie constructeur au bout de quatorze mois. Le dossier a pris six semaines, parce que l'installateur avait mal rempli le bon d'intervention initial. La garantie constructeur couvrait bien la pièce, mais le déplacement et la main-d'œuvre sont restés à ma charge, ce que personne ne m'avait expliqué. Depuis, je garde tous les justificatifs d'entretien dans une pochette, c'est la condition pour que la garantie tienne. À noter : la garantie n'est valable que si l'entretien annuel est fait par un professionnel qualifié.
Ce qui marche
+Pièce prise en charge sans discussion
+Réseau de réparateurs dense dans la région
Ce qui coince
−Main-d'œuvre et déplacement non couverts
−Dossier suspensif si l'entretien n'est pas tracé
⌂Maison de plain-pied des années 1990, 110 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
Janvier a coûté 168 euros, contre 240 au gaz avant
Je note tout depuis la pose, ça évite les impressions. Sur la saison complète, la facture de chauffage tourne autour de 780 euros, contre un peu plus de 1 100 euros avec l'ancienne chaudière gaz à condensation. Le gain n'est pas spectaculaire, mais il existe. Janvier reste le mois le plus lourd : 168 euros sur le relevé. Les radiateurs fonte montent bien à 50 °C de départ d'eau, et la machine suit sans forcer la plupart du temps. Le vrai écart se joue sur les mois doux, où la consommation s'écroule.
Ce qui marche
+Baisse réelle de la facture annuelle
+Radiateurs fonte alimentés sans modification
+Consommation très basse en mi-saison
Ce qui coince
−Gain plus modeste qu'espéré en janvier
−Sensibilité au prix du kWh électrique
⌂Villa des années 2010, 160 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Puissance souscrite relevée de 9 à 12 kVA
Avec l'appoint électrique, la machine et le reste de la maison, le 9 kVA ne suffisait plus. Le passage à 12 kVA a été facturé, et l'abonnement annuel a augmenté d'une cinquantaine d'euros. Je l'ai accepté sans discuter, mais c'est un coût qu'on oublie dans le calcul de rentabilité. À priori, une maison bien isolée en plancher chauffant n'aurait pas besoin de cette marge, mais notre cuisine est tout électrique. À vérifier avant de signer : le compteur actuel tient-il la charge simultanée du chauffage et du four ?
Ce qui marche
+Appoint limité, pas besoin de grimper à 15 kVA
+Machine compatible avec un abonnement de milieu de gamme
Ce qui coince
−Coût d'abonnement revu à la hausse
−Marge nécessaire si la maison est déjà très électrifiée
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette machine vise les logements de 100 à 180 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs acceptant une eau à 50 °C maximum. Les anciens propriétaires de chaudière fioul ou gaz y trouveront leur compte, à condition de ne pas attendre un retour sur investissement en trois ans.
À éviter si
Vous comptez alimenter des radiateurs fonte très dimensionnés qui exigent 60 °C de départ d'eau en plein hiver, la température maximale de départ étant de 55 °C et l'appoint restant modeste. À éviter aussi si vous cherchez à loger l'unité intérieure dans un placard étroit, l'emprise au sol demande de la place.
Questions fréquentes
La machine peut-elle alimenter des radiateurs fonte sans les changer ?
Oui, tant que la température de départ d'eau nécessaire ne dépasse pas 55 °C, ce qui est la limite constructeur. Avec un SCOP de 3,33 en régime 55 °C, le rendement saisonnier reste correct, mais il est nettement inférieur à ce que la machine donne sur plancher chauffant. Le réglage de la loi d'eau est déterminant : mal réglée, la machine chauffe trop haut et consomme pour rien.
Que se passe-t-il en dessous de la température de bivalence ?
La bivalence en régime 35 °C est annoncée à -7 °C, et la machine s'arrête en dessous de -10 °C. Entre ces deux seuils, l'appoint électrique intégré de 1,1 kW prend le relais pour maintenir la consigne. Il consomme peu, mais son déclenchement répété se voit sur le relevé du compteur, surtout dans les régions où le gel s'installe durablement.
Le fluide R32 est-il un avantage dans la durée ?
Le R32 a un potentiel de réchauffement global bien plus faible que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela devrait faciliter l'accès aux recharges et aux pièces dans dix ans, même si aucune garantie n'est écrite noir sur blanc. C'est un point à mettre en balance avec le prix de la machine aujourd'hui.
La machine fait-elle beaucoup de bruit pour le voisinage ?
Avec 62 dB(A) de puissance acoustique extérieure, elle se situe dans la moyenne haute des machines de cette puissance. En lotissement dense ou en mitoyenneté, l'implantation mérite une vraie réflexion : distance à la limite de propriété, orientation par rapport aux chambres voisines, et plots antivibratiles. Le mode silence réduit le bruit mais fait aussi chuter la puissance disponible.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.