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Mitsubishi Electric · AA packaged 6/8

Mitsubishi Electric PUHZ-W85VAA : l'avis complet

3,6/5sur 6 profils d'installation
Mitsubishi Electric PUHZ-W85VAA
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fra-connect.mo.cloudinary.net
SCOP W35
4,44
plancher chauffant
SCOP W55
3,55
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La PUHZ-W85VAA est une pompe à chaleur air/eau de 8,5 kW de dimensionnement, pensée pour la rénovation et le neuf. Son SCOP de 4,44 en régime plancher chauffant la place parmi les machines efficaces quand les émetteurs sont dimensionnés pour de l'eau à 35 °C. En régime radiateurs, le SCOP retombe à 3,55, ce qui reste exploitable mais demande une installation bien réglée.

Le point de vigilance principal tient au fluide : cette machine fonctionne au R410A, dont la mise sur le marché est fermée depuis 2025 au titre du règlement F-Gas. Elle restera réparable, mais les recharges et certaines pièces pourraient devenir plus lentes ou plus chères à obtenir dans dix ans. Autre repère : l'appoint électrique intégré ne pèse que 1,85 kW, ce qui est modeste pour une maison mal isolée en vague de froid. La bivalence à -7 °C en régime W35 et la limite de fonctionnement à -20 °C dessinent un domaine d'emploi correct, sans être celui d'une machine de montagne.

Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1985, 140 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier basse température, posée en 2021

Ce que je referais différemment, trois hivers plus tard

J'ai posé cette machine en 2021 en gardant mes radiateurs acier. Le SCOP à 55 °C de 3,55 annoncé sur la fiche m'a rassuré sur le papier. En pratique, la première saison a été correcte sans plus, parce que personne n'a touché à la loi d'eau pendant la mise en service. J'ai consommé 2 100 kWh sur la saison, pour un logement que je connais bien.

Ce que je referais : exiger un réglage de loi d'eau documenté à la mise en route, avec les points de consigne écrits noir sur blanc. J'ai passé deux hivers à ajuster moi-même, en pifomètre, avant de trouver un équilibre qui tienne. Deuxième chose : j'aurais demandé une sonde extérieure mieux placée, à l'abri du soleil du matin. La mienne déclenche des corrections absurdes au printemps.

Troisième point, plus structurel : avec la bivalence à -7 °C en W35, mes radiateurs ne sont pas en W35. Quand il fait vraiment froid, l'appoint de 1,85 kW ne suffit pas et la température intérieure descend d'un degré et demi. Ce n'est pas dramatique. Mais je l'aurais su avant, j'aurais peut-être fait isoler les combles d'abord.

Ce qui marche
  • Machine silencieuse en journée
  • Rendement correct une fois la loi d'eau réglée
  • Aucune panne en trois saisons
Ce qui coince
  • Mise en service bâclée par l'installateur
  • Appoint de 1,85 kW juste en grand froid
  • Réglage laissé entièrement à l'utilisateur
Maison de 2003, 120 m², Occitanie, plancher chauffant hydraulique, posée en 2019

La loi d'eau, ce paramètre que l'installateur n'a jamais ouvert

Quand la PAC a démarré, l'installateur m'a dit : « elle se débrouille toute seule ». Traduction : la courbe était restée sur les réglages d'usine, assez haute pour ne jamais avoir froid, et assez haute pour consommer n'importe quoi. Ma première facture d'hiver m'a coûté 340 euros de plus que prévu.

J'ai lu la doc, j'ai baissé la pente de la courbe et j'ai corrigé la sonde extérieure qui était à l'ombre l'après-midi. Le SCOP de 4,44 annoncé en W35 n'est atteignable que si le plancher chauffant est vraiment alimenté à 35 °C. À 42 °C de départ, on n'y est plus. Une fois la courbe corrigée, j'ai constaté une baisse nette sur deux mois de chauffe.

C'est dommage que ce réglage ne soit pas systématiquement fait et tracé. Sur cette machine, tout passe par le paramétrage, et une erreur de dix degrés sur la consigne de départ se paie directement sur la facture.

Ce qui marche
  • Grosse marge de gain quand la loi d'eau est bien réglée
  • Interface de réglage accessible à un utilisateur patient
  • Plancher chauffant bien adapté au SCOP de 4,44
Ce qui coince
  • Réglage d'usine trop haut
  • Aucun accompagnement à la mise en service
  • Aucun historique de courbe fourni au client
Longère de 1978, 165 m², Bretagne, radiateurs fonte et plancher chauffant au rez-de-chaussée, posée en 2022

Triphasé imposé par la maison, pas par la machine

Ma maison était déjà en triphasé, donc la question ne s'est pas posée à l'achat. Mais lors du devis, l'installateur m'a demandé si j'étais en mono ou en tri, parce que ça change le raccordement de l'unité extérieure. Chez moi, tout était prêt. Chez mon voisin, qui a pris la même machine, il a fallu tirer une ligne dédiée et poser un disjoncteur adapté.

Le sujet, ce n'est pas la machine, c'est la maison. Une longère des années 1970, avec cumulus, plaques et chauffage, peut vite atteindre une puissance souscrite qui oblige à passer au triphasé. Le passage coûte cher et prend du temps avec le gestionnaire de réseau.

Avec une puissance de dimensionnement de 8,5 kW, la machine n'est pas extrême en consommation de pointe, mais elle s'ajoute au reste. Si vous êtes déjà en triphasé, tant mieux. Sinon, faites le calcul avant de signer le devis, pas après.

Ce qui marche
  • Machine compatible mono et triphasé
  • Puissance de 8,5 kW modérée pour la puissance souscrite
  • Pas de contrainte de raccordement particulière en mono récent
Ce qui coince
  • Le passage au triphasé reste à la charge du client
  • Le discours commercial omet souvent ce coût
  • Délais du gestionnaire de réseau non anticipés
Pavillon de 1995, 110 m², Hauts-de-France, radiateurs acier haute température, posée en 2020

Le DPE a gagné une classe, mais le R410A pèse sur la revente

J'ai vendu la maison l'an dernier. Le diagnostiqueur a relevé le DPE, qui est passé de E à D grâce à la PAC. Concrètement, ça a pesé sur la négociation, mais pas autant que je l'espérais. L'acheteur avait fait ses recherches et il est arrivé avec une question précise : le fluide frigorigène.

Le R410A, c'est ce qui m'a été reproché. La machine fonctionne très bien, le SCOP à 55 °C de 3,55 tient ses promesses sur mes radiateurs, mais le fluide est en sortie de marché au titre du F-Gas. L'acheteur a demandé si les pièces seraient disponibles dans dix ans. Je n'avais pas de réponse à lui donner.

Cela ne m'a pas coûté la vente, mais ça a pesé à la marge. C'est un point que je n'avais pas anticipé au moment de l'achat. Si c'était à refaire, j'aurais demandé au moins une garantie écrite de disponibilité des pièces sur quinze ans.

Ce qui marche
  • Gain de classe DPE réel après installation
  • Rendement conforme en radiateurs haute température
  • Machine fiable et sans entretien lourd
Ce qui coince
  • Fluide R410A en fin de commercialisation
  • Aucune visibilité sur la disponibilité des pièces à long terme
  • Argument de revente affaibli par le fluide
Appartement en rez-de-jardin de 2008, 88 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, plancher chauffant, posée en 2023

L'unité intérieure prend la place de l'ancien ballon

Dans un appartement, chaque mètre carré compte. L'unité intérieure de cette machine a remplacé mon ancien ballon d'eau chaude, dans un placard technique de 1,20 m de large. Ça passe, mais il ne reste plus rien autour. Le module est compact, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est que le placard n'était pas prévu pour ça et qu'il a fallu reprendre la ventilation.

À l'usage, c'est bruyant dans le couloir quand la machine tourne à pleine charge, ce qui arrive rarement en mi-saison. En hiver, elle module et le bruit de fond est discret. La puissance acoustique extérieure de 58 dB(A) est correcte pour la mitoyenneté, mais l'unité extérieure est posée sur le mur mitoyen. J'aurais dû demander plus de recul.

Avec le recul, j'aurais sacrifié un placard de plus pour avoir cinq centimètres de dégagement autour du module. Ce n'est pas la faute de la machine, mais c'est la réalité d'une installation en appartement.

Ce qui marche
  • Module intérieur compact
  • SCOP de 4,44 bien adapté au plancher chauffant
  • Niveau sonore extérieur correct en mitoyenneté
Ce qui coince
  • Place prise dans le placard technique
  • Ventilation du local à reprendre
  • Bruit audible dans le couloir en pleine charge
Maison de 2010, 180 m², Grand Est, plancher chauffant au RDC et radiateurs à l'étage, posée en 2022

Deux devis en parallèle, et pourquoi j'ai tranché pour celle-ci

J'ai fait chiffrer deux machines en parallèle. La première était légèrement moins puissante, la seconde était celle-ci. Je n'ai pas eu accès aux mêmes informations pour les deux : le premier devis ne mentionnait aucun SCOP, seulement une étiquette. J'ai comparé ce qui était comparable, c'est-à-dire le prix, la puissance annoncée et les conditions de pose.

Ce qui a tranché en faveur de la PUHZ-W85VAA, c'est sa puissance de dimensionnement de 8,5 kW et la référence du modèle, claire et vérifiable. J'ai aussi préféré la marque pour le SAV régional. Sur le papier, les deux auraient pu convenir.

Avec du recul, ce n'était pas la bonne méthode. Le vrai critère aurait dû être le SCOP à 55 °C, parce que mes radiateurs de l'étage absorbent de l'eau chaude. Une machine affichant 3,55 sur ce régime, ce n'est pas neutre. Mais je ne l'ai compris qu'après avoir reçu les deux devis, et l'autre prestataire n'avait rien mis de comparable sur la table.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,55 en régime radiateurs exploitable
  • Puissance de 8,5 kW bien adaptée à la maison
  • Marque avec réseau SAV dense
Ce qui coince
  • Devis difficiles à comparer entre prestataires
  • Aucun SCOP indiqué sur l'un des deux devis
  • Critères de choix mal expliqués au client
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une rénovation avec plancher chauffant ou radiateurs bien dimensionnés, dans une région tempérée à hiver modéré, avec une mise en service sérieuse et un vrai réglage de loi d'eau. La machine a un bon SCOP en W35 et reste correcte en W55.

À éviter si

Vous êtes en montagne ou dans une zone à vague de froid marquée, car l'appoint électrique de 1,85 kW est limité et la bivalence en W35 tombe à -7 °C. Évitez aussi si la question du fluide R410A vous inquiète à horizon dix ans, ou si vous ne voulez dépendre de personne pour le réglage.

Questions fréquentes

Cette pompe à chaleur peut-elle alimenter des radiateurs en fonte existants ?

Oui, avec un SCOP annoncé de 3,55 en régime 55 °C et une température maximale de départ d'eau de 60 °C. C'est exploitable, mais cela suppose des radiateurs correctement dimensionnés et une loi d'eau réglée finement. En dessous de 55 °C de départ, le rendement remonte et la facture s'allège.

Si vos radiateurs fonte sont anciens et sous-dimensionnés, il faudra en remplacer quelques-uns ou accepter une température intérieure plus basse en grand froid. Ce n'est pas une machine qui fait des miracles sur des émetteurs mal adaptés.

Que se passe-t-il quand il fait très froid ?

La température de bivalence est donnée à -7 °C en régime W35. En dessous, l'appoint électrique intégré, limité à 1,85 kW, prend le relais. La machine peut fonctionner jusqu'à -20 °C, mais à puissance réduite et avec un appoint qui tourne.

Dans une maison bien isolée, cela suffit. Dans une maison ancienne mal isolée, l'appoint peut ne pas compenser les déperditions et la température intérieure baissera. C'est le point à vérifier avant de choisir cette machine en zone froide.

Le fluide R410A est-il un problème pour l'avenir ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Cela ne rend pas la machine inutilisable, mais cela pose la question de la disponibilité des recharges et de certaines pièces à dix ou quinze ans. Sur un marché de l'occasion, ce critère pèse à la marge.

Si vous prévoyez de garder le logement longtemps, ce n'est pas bloquant. Si vous comptez revendre, prévoyez d'avoir une réponse claire à donner sur la disponibilité des pièces.

Quel est le vrai rendement en hiver sur cette machine ?

Le SCOP annoncé dépend du régime d'eau. En plancher chauffant à 35 °C, il est de 4,44. En radiateurs à 55 °C, il tombe à 3,55. Ces valeurs sont des moyennes saisonnières, pas des garanties au jour le jour.

Le rendement réel dépend surtout de trois choses : la loi d'eau, l'isolation du logement et la température extérieure de votre région. Le réglage à la mise en service fait plus de différence que la fiche technique elle-même.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)8,5 kW
SCOP a 35 °C4,44
Efficacite saisonniere W35175 %
Puissance de dimensionnement (W55)8,5 kW
SCOP a 55 °C3,55
Efficacite saisonniere W55139 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille15 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesPUHZ-W85VAA, PUHZ-W85YAA

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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