Pacoscope
Atlantic

Atlantic Alféa Extensa M 6 : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Atlantic Alféa Extensa M 6
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
4,79
plancher chauffant
SCOP W55
3,4
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
52 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Alféa Extensa M 6 est une pompe à chaleur air/eau monophasée d'Atlantic, pensée pour les logements de taille moyenne en rénovation comme en construction. Sa particularité tient dans un SCOP de 4,79 à 35 °C qui grimpe haut pour une machine de 5,8 kW, et qui redescend à 3,4 quand on lui demande d'alimenter des radiateurs à 55 °C. Comprenez par là qu'elle est à l'aise sur un plancher chauffant ou des émetteurs basse température, et qu'elle négocie sa haute température sans être la meilleure du marché dans cet exercice.

Bruit de l'unité extérieure52 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1985, 118 m², Alsace, radiateurs acier remplacés en 2019, PAC posée en 2022, unité extérieure sur la façade mitoyenne

La dalle a servi de caisse de résonance

Un bruit de fond continu, plus sensible à l'étage qu'au rez-de-chaussée, dès que la machine tournait. J'ai fini par comprendre que ce n'était pas l'unité elle-même mais ce qu'elle transmettait au mur. Les plots d'origine étaient des petits carrés de caoutchouc dur, largement écrasés au bout d'un an.

J'ai fait poser des plots antivibratiles plus épais et une platine intermédiaire. Le bruit a quasiment disparu à l'intérieur. Dehors, le niveau reste modeste : la fiche constructeur donne 52 dB(A) de puissance acoustique, ce qui reste contenu pour un 5,8 kW, mais ne dit rien de la vibration transmise. C'est un point que l'installateur n'avait pas anticipé, alors que la machine était collée à la cloison du voisin.

Ce qui marche
  • Une fois découplée, la machine devient très discrète
  • Le niveau acoustique extérieur de base est bas pour la puissance
Ce qui coince
  • Livrée avec des plots insuffisants en mitoyenneté
  • La transmission solidienne n'est pas traitée par défaut
Longère ancienne de 1870, 165 m², Bretagne intérieure, radiateurs fonte conservés, PAC posée en 2021

Poêle à bois et PAC, il a fallu trancher qui chauffe quoi

Nous voulions garder le poêle pour les soirées et les jours de grand froid. Au début, les deux systèmes se battaient : le poêle montait une pièce à 24 °C, le thermostat de la PAC continuait de tourner, et on se retrouvait avec la cuisine à 26 et les chambres à 19. On a fini par caler le poêle sur le salon uniquement, et baissé la loi d'eau de deux degrés.

Depuis, ça cohabite. La machine tourne sur la base, le poêle fait l'appoint de confort. Sur les radiateurs fonte, la PAC doit pousser autour de 55 °C par temps froid, et son SCOP à 55 °C tombe à 3,4 : correct, mais ce n'est plus le 4,79 du plancher chauffant. Avec le recul, on aurait gardé le poêle de toute façon, mais il aurait fallu régler la PAC plus bas dès la première saison.

Ce qui marche
  • Le poêle soulage la PAC pendant les pointes de froid
  • La machine sait fonctionner en relais sans coupures
Ce qui coince
  • Deux régulations à accorder, ce qui prend une saison
  • L'écart de rendement entre 35 et 55 °C se voit sur la facture
Maison de 1998, 132 m², Vaucluse, plancher chauffant existant, PAC posée en 2023

Le premier hiver a coûté plus que prévu, le deuxième a été meilleur

Nous venions d'un gaz de ville et d'un plancher chauffant basse température. La première facture de janvier nous a surpris : environ 40 % de plus que l'hiver précédent au gaz. Puis nous avons compris que la loi d'eau était restée sur un réglage usine trop généreux, et que la machine montait à 45 °C au lieu de tourner autour de 35.

Après réglage et passage en mode confort réduit la nuit, la facture a retrouvé un niveau comparable au gaz, parfois un peu en dessous sur les mois doux. Le SCOP de 4,79 à 35 °C correspond à un logement bien isolé et bien réglé. Mal réglée, la même machine peut consommer beaucoup plus. C'est vraiment le paramètre qui décide de tout.

Ce qui marche
  • Le plancher chauffant existant a permis de viser un SCOP élevé
  • Une fois la loi d'eau corrigée, la consommation est stable
Ce qui coince
  • Le réglage d'usine est trop haut
  • Sans intervention, la première saison est chère
Appartement en maison de ville de 1930, 95 m², Occitanie, radiateurs acier basse température, PAC posée en 2020

Deux contrats, deux prix, et des recommandations variables

J'ai pris un contrat d'entretien chez l'installateur, puis un second avec un frigoriste local. Écart de prix d'environ 40 % à prestation affichée identique : contrôle d'étanchéité du circuit, nettoyage de l'échangeur extérieur, vérification des paramètres. Le second prestataire m'a d'ailleurs signalé que le premier n'avait jamais mesuré la charge de fluide, alors que la machine est au R32 et que le contrôle d'étanchéité est encadré.

Au bout de trois ans, je ne sais toujours pas si l'entretien annuel est vraiment obligatoire pour ce type de machine, ou seulement recommandé. Les textes sont ambigus, les prestataires le sont moins quand il s'agit de facturer. Je continue à faire venir quelqu'un chaque année, mais je choisis mieux.

Ce qui marche
  • Le fluide R32 reste simple à contrôler
  • Un entretien sérieux évite les mauvaises surprises
Ce qui coince
  • Prix très variables selon le prestataire
  • Toutes les prestations ne sont pas faites sérieusement
Maison de 2005, 145 m², Seine-et-Marne, plancher chauffant, PAC posée en 2022, raccordement en monophasé

Le triphasé qui n'a finalement pas servi

Nous avions un compteur triphasé depuis la construction, et le premier devis proposait une machine triphasée sous prétexte que le logement était câblé ainsi. Sauf que la maison n'utilise le triphasé que pour le four et le chauffe-eau, tout le reste est en monophasé. L'installateur voulait simplement éviter un tirage de ligne.

En creusant, j'ai vu que le raccordement en monophasé ne posait aucun problème pour 5,8 kW de puissance de dimensionnement. Nous avons fait repasser la machine en monophasé et fait ajouter une ligne dédiée depuis le tableau. Coût : quelques centaines d'euros, contre le surcoût d'une machine triphasée et l'abonnement plus cher qui allait avec.

Ce qui marche
  • Raccordement monophasé possible sans contrainte majeure
  • Pas de surcoût d'abonnement à prévoir
Ce qui coince
  • Les installateurs poussent parfois vers le triphasé par facilité
  • Il faut vérifier le tableau et la section des câbles
Maison de 2010, 108 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte remplacés par des basse température, PAC posée en 2023

Le dossier MaPrimeRénov a pris six mois, et deux relances

Nous étions éligibles, l'installateur RGE était bien référencé, tout semblait simple. Ce qui a coincé : la date de la facture, qui ne correspondait pas à la date de fin de travaux déclarée, et une pièce manquante dans la partie CEE. Notre dossier a été suspendu, puis repris une fois le complément fourni. Au total, six mois entre l'accord initial et le versement.

Avec le recul, un conseiller France Rénov' nous aurait fait gagner du temps. Les conditions d'éligibilité sont publiques et claires, c'est la constitution du dossier qui demande de la rigueur. Avant de signer, il faut exiger de l'installateur une liste précise des pièces et un calendrier de dépôt.

Ce qui marche
  • Aide significative à l'arrivée
  • Installateur RGE sérieux sur la partie technique
Ce qui coince
  • Délais de traitement longs
  • Le montage du dossier repose sur le client
Le verdict

Pour quel logement ?

Un logement bien isolé, autour de 90 à 160 m², en rénovation avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, ou en construction RT2012. C'est une machine qui donne son meilleur sur des émetteurs à 35 °C, et qui reste correcte sur radiateurs haute température sans être la plus performante dans ce registre.

À éviter si

Vous devez alimenter beaucoup de radiateurs fonte en montée en température rapide, ou si vous êtes en zone de grand froid avec des pointes sous -10 °C, sa limite de fonctionnement. En logement très mal isolé, elle sera souvent dépassée par les déperditions et l'appoint de 0,8 kW ne suffira pas toujours.

Questions fréquentes

Cette PAC peut-elle chauffer des radiateurs en fonte ?

Oui, à condition de ne pas leur demander plus de 60 °C, sa température maximale de départ d'eau. En pratique, on tourne plutôt autour de 55 °C par temps froid, et le rendement saisonnier tombe alors à 3,4 selon la fiche technique. C'est encore correct, mais loin du 4,79 obtenu sur plancher chauffant.

Si vos radiateurs en fonte sont anciens, mal dimensionnés ou peu nombreux, il faudra sans doute les compléter. Le mieux est de faire calculer les déperditions pièce par pièce avant de choisir la machine.

Combien consomme-t-elle en veille ?

La consommation annoncée en veille est de 13 W. Cela représente environ 110 kWh sur une année si on la laisse branchée en permanence, soit un coût modeste mais non nul. Sur une résidence secondaire chauffée uniquement l'hiver, cela peut se voir.

Ce chiffre n'inclut pas les éventuels modules de pilotage à distance, qui consomment souvent un peu en plus. Une simple coupure du disjoncteur hors saison règle la question.

Jusqu'à quelle température extérieure peut-elle fonctionner ?

Sa température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la machine s'arrête et laisse la place à un appoint, souvent électrique. Sa température de bivalence, le seuil où l'appoint prend le relais, est annoncée à -7 °C pour un régime d'eau à 35 °C.

Ce sont des valeurs de référence : en pratique, le point de bascule dépend aussi de la température d'eau demandée et de l'isolation du logement. Si vous habitez une zone où les -10 °C sont atteints plusieurs nuits d'affilée, mieux vaut prévoir une solution de repli.

Le fluide R32 pose-t-il un problème pour l'avenir ?

Non. Le R32 fait partie des fluides d'avenir au titre du règlement F-Gas, avec le R290. C'est un point rassurant pour la disponibilité des pièces et des recharges dans dix ans, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché.

Ce choix de fluide pèse aussi sur la valeur résiduelle de la machine à la revente, indirectement via le DPE. Ce n'est pas un argument décisif à l'achat, mais c'est un point à ne pas négliger si vous envisagez de revendre dans cinq ou dix ans.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)5,8 kW
SCOP a 35 °C4,79
Efficacite saisonniere W35189 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,5 kW
SCOP a 55 °C3,4
Efficacite saisonniere W55133 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure52 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesAlféa Extensa M 6, Alféa Extensa M Duo 6

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Modèles comparables

Ce modèle vous intéresse ?

Comparez trois devis d'installateurs RGE de votre département.

Demander un devis