Atlantic Alféa Extensa M DUO XL 6 : l'avis complet
★★★◐★3,5/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : geoplanete.fr
SCOP W35
4,79
plancher chauffant
SCOP W55
3,4
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
52 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Atlantic Alféa Extensa M DUO XL 6 est une pompe à chaleur air/eau monobloc qui vise les logements de taille moyenne, entre 80 et 130 m², en rénovation comme en construction récente. Sa double particularité, c'est un ballon d'eau chaude intégré à l'unité intérieure (d'où le DUO XL) et une puissance de dimensionnement de 5,8 kW sur plancher chauffant, ce qui la place sur un créneau très courant : remplacer une chaudière gaz ou fioul sans refaire toute l'installation.
Côté performances, le SCOP de 4,79 à 35 °C la rend à l'aise sur plancher chauffant ou radiateurs basse température. Sur radiateurs haute température, le SCOP tombe à 3,4, ce qui reste correct pour de la rénovation sans changer les émetteurs, mais qui rappelle que cette machine monte à 60 °C maximum en départ d'eau. Elle fonctionne au R32, ce qui la met à l'abri des restrictions F-Gas à venir, et affiche 52 dB(A) de puissance acoustique extérieure, une valeur qu'il faut savoir lire avant de la coller sous une fenêtre de chambre.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1998, 105 m², Occitanie, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
Le R32 m'a rassuré, mais je ne suis pas sûr de ce que ça vaudra dans dix ans
J'avais lu beaucoup de choses sur le R410A avant de signer, notamment que les recharges allaient devenir compliquées avec le règlement F-Gas. Le modèle que j'ai choisi tourne au R32, donc plus récent, plus vertueux sur le papier. C'est une des raisons qui m'ont fait trancher entre deux devis.
Cela dit, quand je regarde la valeur résiduelle de la machine dans dix ans, je me dis que le fluide n'est qu'un paramètre parmi d'autres. Un installateur m'a dit que ce qui compterait, c'est surtout la disponibilité des cartes électroniques et du compresseur. Le R32 aide, mais ça ne garantit rien sur le long terme.
Ce qui marche
+Fluide R32, pas exposé à la sortie de marché du R410A
+Machine récente, pièces encore disponibles chez le fabricant
Ce qui coince
−Aucune visibilité sur la politique de pièces à dix ans
−La valeur verte du R32 ne suffit pas à garantir la revente
⌂Pavillon de 1986, 130 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
La facture de janvier a doublé par rapport à novembre, et je sais pourquoi
Premier hiver après la pose, j'ai comparé mes factures. Novembre, décembre, tout allait bien, je tournais autour de 90 euros par mois. Janvier, 180 euros. J'ai d'abord cru à une erreur de relevé, puis j'ai regardé la courbe de température extérieure.
À partir de 2 °C, la machine tient encore très bien, mais dès qu'on passe sous -3 ou -4, elle consomme nettement plus. Avec un SCOP de 3,4 sur radiateurs haute température, je le savais au moment du devis. Ce que je n'avais pas anticipé, c'est à quel point la facture serait concentrée sur six semaines de l'année. Sur l'ensemble de la saison, on est quand même bien en dessous de ce que je payais au fioul, mais le mois de janvier reste spectaculaire.
Ce qui marche
+SCOP de 3,4 sur radiateurs haute température, correct en rénovation
+Facture annuelle globale en baisse par rapport au fioul
Ce qui coince
−Concentration de la dépense sur janvier
−Effet psychologique du pic mensuel difficile à anticiper
⌂Longère de 1975 rénovée, 145 m², Bretagne, radiateurs fonte et plancher chauffant à l'étage, posée en 2020
★★★★★
Ce que je referais autrement, c'est le dimensionnement et la place de l'unité intérieure
Cinq ans de recul, et deux choses me travaillent encore. D'abord, j'ai laissé l'installateur choisir la puissance sans discuter. La machine fait 5,5 kW sur radiateurs haute température, ce qui est probablement un peu juste pour les gros froids, parce que l'appoint électrique de 0,8 kW se déclenche plus souvent que je ne l'aurais voulu en janvier et février.
Ensuite, j'ai accepté l'unité intérieure dans le cellier, qui n'est pas très grand. Avec le ballon d'eau chaude intégré, ça prend de la place, et j'aurais dû anticiper l'accès pour l'entretien. Rien de grave, mais si c'était à refaire, je demanderais une étude thermique sérieuse et je regarderais l'encombrement de près avant de valider l'emplacement.
Ce qui marche
+Machine fiable sur cinq hivers, aucune panne majeure
+Rendement correct malgré un hiver breton humide
Ce qui coince
−Appoint électrique trop souvent sollicité
−Encombrement de l'unité intérieure sous-estimé
⌂Maison de 2010, 95 m², Normandie, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Le dégivrage, c'est tous les matins en décembre et ça laisse une flaque
Personne ne m'avait prévenu, ou plutôt si, mais je n'avais pas mesuré ce que ça voulait dire. En décembre et janvier, quand il fait 2 ou 3 °C avec du brouillard, la machine dégivre presque tous les matins. Elle s'arrête, fait un bruit de circulation d'eau, puis redémarre. Ça dure cinq à dix minutes.
Le vrai souci, ce n'est pas le bruit, c'est l'eau. L'unité extérieure est posée sur des plots, et en dessous, il y a une zone qui reste humide et qui gèle par plaques quand la nuit descend sous zéro. J'ai fini par mettre des graviers drainants et surélever un peu l'unité. Ce n'est pas propre à cette marque, c'est le principe même de la PAC air/eau en climat humide, mais ça mérite d'être anticipé à la pose.
Ce qui marche
+Dégivrage efficace, la machine repart correctement
+Pas de perte de rendement ressentie sur l'ensemble de la saison
Ce qui coince
−Fréquence élevée du dégivrage en hiver humide
−Gestion de l'eau de dégivrage à prévoir dès l'installation
⌂Appartement en copropriété de 1988, 88 m², Île-de-France, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
Le passage en assemblée générale a pris huit mois, et l'unité extérieure a failli être refusée
Le projet technique était simple, mais le parcours administratif beaucoup moins. Il a fallu présenter le dossier en assemblée générale, justifier l'emplacement de l'unité extérieure sur la façade, obtenir l'accord pour le passage des liaisons frigorifiques, et faire valider le bruit. Avec 52 dB(A) de puissance acoustique, on est dans une zone acceptable, mais le voisin du dessous a quand même demandé une étude.
Huit mois entre le premier devis et la pose. Si c'était à refaire, je préparerais le dossier avec l'installateur dès le début, avec les fiches techniques et une simulation d'implantation, pour ne pas perdre un cycle d'assemblée générale entier. Dans certaines copropriétés, ça se joue à un vote près.
Ce qui marche
+Bruit contenu, conforme aux exigences de voisinage
+Installation possible en copropriété avec un dossier bien monté
Ce qui coince
−Délai administratif très long
−Risque de refus en assemblée générale si le dossier est mal préparé
⌂Maison de 2005, 120 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant et radiateurs à l'étage, posée en 2019
★★★★★
Six ans après, le calcul de rentabilité tient toujours, mais il s'est resserré
J'ai fait poser cette machine en 2019, en remplacement d'une chaudière gaz. À l'époque, le calcul était clair : avec un SCOP de 4,79 sur plancher chauffant, je divisais ma facture de chauffage par presque deux sur la saison. Et ça a été le cas les premières années.
Depuis, le prix du kWh électrique a augmenté, mais celui du gaz aussi, donc l'écart s'est maintenu, sans se creuser. Ce qui a changé, c'est ma consommation d'eau chaude, qui passe aussi par la machine et qui pèse un peu plus lourd dans le total. Je ne regrette pas, mais je conseille à ceux qui hésitent de refaire le calcul avec les tarifs actuels et pas ceux d'il y a cinq ans.
Ce qui marche
+SCOP de 4,79 sur plancher chauffant, très bon rendement
+Économies réelles confirmées sur six saisons
Ce qui coince
−Rentabilité qui dépend fortement du prix du kWh électrique
−Consommation d'eau chaude intégrée qui pèse dans le bilan
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour un logement de 80 à 130 m² avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où le SCOP de 4,79 fait vraiment la différence. Convient aussi en rénovation avec radiateurs existants, à condition d'accepter un SCOP de 3,4 et une facture concentrée sur janvier.
À éviter si
Le logement est mal isolé et les radiateurs sont dimensionnés pour du 70 °C, la machine plafonne à 60 °C en départ d'eau. À éviter aussi si l'unité extérieure doit être posée juste sous une fenêtre de chambre, 52 dB(A) restant perceptibles la nuit.
Questions fréquentes
La machine peut-elle alimenter des radiateurs fonte sans les remplacer ?
Oui, à condition qu'ils aient été dimensionnés pour fonctionner à basse température, ce qui n'est pas toujours le cas. Le SCOP de 3,4 à 55 °C indique un rendement correct mais nettement inférieur à celui obtenu sur plancher chauffant.
Si les radiateurs sont trop petits, il faudra soit en ajouter, soit accepter que l'appoint électrique de 0,8 kW prenne le relais plus souvent en hiver.
Le ballon d'eau chaude intégré suffit-il pour une famille ?
Le volume du ballon dépend du modèle exact, mais sur une famille de quatre personnes, un ballon intégré de 200 litres environ est généralement suffisant. Il faut compter sur le cycle anti-légionelle hebdomadaire, qui monte l'eau à 60 °C et consomme un peu plus.
Cette montée en température est possible puisque la machine peut produire de l'eau à 60 °C maximum, mais elle sollicite davantage le compresseur que le chauffage classique.
Quelle est la température extérieure minimale de fonctionnement ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la machine s'arrête et l'appoint électrique prend le relais seul, ce qui reste rare en plaine mais peut arriver en zone de moyenne montagne.
La température de bivalence est de -7 °C : c'est le seuil à partir duquel l'appoint électrique commence à s'enclencher pour compenser la baisse de puissance de la PAC.
Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?
Ce n'est pas systématique, surtout si le volume d'eau du circuit est déjà suffisant, ce qui est souvent le cas avec un plancher chauffant. Sur un réseau de radiateurs à faible volume, un ballon tampon peut limiter les cycles courts et améliorer la durée de vie du compresseur.
La décision dépend surtout du volume d'eau total de l'installation et du nombre de zones. Un installateur sérieux le dimensionne après relevé, pas au doigt mouillé.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
5,8 kW
SCOP a 35 °C
4,79
Efficacite saisonniere W35
189 %
Puissance de dimensionnement (W55)
5,5 kW
SCOP a 55 °C
3,4
Efficacite saisonniere W55
133 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
52 dB(A)
Consommation en veille
13 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.