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Atlantic GENERAL Monobloc Comfort WH 5 : l'avis complet

3,6/5sur 6 profils d'installation
Atlantic GENERAL Monobloc Comfort WH 5
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : general-hvac.com
SCOP W35
4,79
plancher chauffant
SCOP W55
3,4
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
52 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic GENERAL Monobloc Comfort WH 5 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 5,8 kW en régime plancher chauffant et 5,5 kW en régime radiateurs haute température. Elle est donnée pour un SCOP de 4,79 à 35 °C et de 3,4 à 55 °C, avec une température maximale de départ d'eau de 60 °C.

Bruit de l'unité extérieure52 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison mitoyenne de 1986, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2021

La nuit, le bruit reste supportable grâce au mode silence

Le voisin direct dort la fenêtre ouverte sur la cour. La machine est à cinq mètres de sa chambre, donc la question du bruit est vite devenue centrale. La documentation annonce 52 dB(A) de puissance acoustique extérieure, ce qui la classe dans la zone confortable en mitoyenneté, mais pas dans le silence absolu non plus.

En pratique, je la laisse en mode normal la journée et je bascule sur le mode silence entre 22 h et 6 h. Le bruit descend nettement, la machine continue de tourner, mais on sent qu'elle prend un peu moins de puissance. Sur les nuits à -2 °C, cela se traduit par des relances un peu plus fréquentes au petit matin. Rien de gênant.

Le point à retenir, c'est que le mode silence n'est pas gratuit en rendement. Sur les seize jours les plus froids de l'hiver, j'ai vu la consommation du matin grimper d'environ 15 % par rapport au mode automatique. Le compromis me convient, mais il ne faut pas l'activer par défaut sans réfléchir.

Ce qui marche
  • 52 dB(A) reste raisonnable pour une installation proche d'une limite de propriété
  • Le mode silence réduit vraiment la gêne nocturne
Ce qui coince
  • Le mode silence coûte du rendement les nuits froides
  • Il faut penser à le programmer, rien n'est automatique
Maison de village de 1900, 115 m², Occitanie, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

En résidence secondaire, l'hors gel tient la maison sans surcoût

La maison est occupée environ un mois par an, plus quelques week-ends. Je l'ai fait poser en 2022 en remplacement d'une chaudière fioul que je ne voulais plus faire entretenir. Le point qui m'inquiétait le plus n'était pas le confort, c'était l'hiver vide, à savoir le gel dans les tuyaux et les dégâts à l'ouverture de printemps.

J'ai réglé le thermostat sur 8 °C en consigne hors gel. La machine maintient ce seuil sans broncher, y compris lors des quinze jours à -6 °C de décembre 2022. La consommation relevée sur Linky pendant cette période était d'environ 4 à 5 kWh par jour, ce qui reste modeste. La température limite de fonctionnement est donnée à -10 °C, donc au-delà elle s'arrête : c'est la limite à connaître, surtout en zone de moyenne montagne.

La consommation en veille est de 13 W, ce qui n'est pas nul sur une année entière. Je l'ai branchée sur un interrupteur pour la couper en dehors des périodes de gel. Sur un usage aussi intermittent, cette petite attention se voit à la fin de l'année.

Ce qui marche
  • Maintien du hors gel fiable, consommation contenue
  • SCOP de 3,4 à 55 °C cohérent avec des radiateurs fonte
Ce qui coince
  • 13 W en veille, à couper manuellement hors saison
  • Arrêt total de la machine sous -10 °C extérieurs
Maison de plain pied de 2005, 105 m², Morbihan, plancher chauffant hydraulique, posée en 2020

Au bord de la mer, l'échangeur souffre plus que prévu

La maison est à 900 mètres de la côte. Je le précise parce que c'est le point qui m'a coûté le plus cher depuis la pose. L'air salin attaque l'échangeur extérieur, et cela ne se voit pas la première année.

Au bout de trois hivers, les ailettes montraient une corrosion blanche visible. Le technicien qui est venu faire l'entretien m'a dit qu'à cette distance de la mer, le nettoyage annuel n'était pas optionnel. Depuis, je rince l'échangeur deux fois par an à l'eau claire, sans produit, et j'ai fait poser un petit écran brise vent côté large. La situation s'est stabilisée.

Le reste de la machine tient bien. Avec un SCOP de 4,79 à 35 °C sur plancher chauffant, les factures sont conformes à ce que le devis annonçait. Mais si je rachetais en bord de mer, je choisirais sans hésiter une finition anticorrosion dès le départ, ou une implantation plus abritée.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,79 à 35 °C tenu sur plancher chauffant
  • Aucun souci côté unité intérieure ou compresseur
Ce qui coince
  • Corrosion saline de l'échangeur en moins de quatre ans
  • Entretien deux fois par an devenu obligatoire en pratique
Maison RE2020 de 2023, 130 m², Pays de la Loire, plancher chauffant, posée en 2023

En RE2020, la machine est largement dimensionnée

La maison est très bien isolée, avec une étanchéité à l'air correcte et une VMC double flux. Le calcul de déperditions donnait moins de 4 kW par -5 °C extérieurs. On m'a quand même posé une machine de 5,8 kW en dimensionnement plancher chauffant, ce qui laisse de la marge.

Le résultat, c'est que la PAC tourne peu et souvent à bas régime. Cela ne pose pas de problème en soi, l'inverter module bien. Mais j'ai dû baisser la loi d'eau de deux points par rapport aux réglages d'usine, sinon la maison montait à 23 °C sans qu'on demande rien. Une fois cette correction faite, la consommation est descendue autour de 30 kWh par mois en hiver, pour un confort stable.

Le vrai risque dans une maison neuve, c'est de laisser le réglage d'usine et de croire que c'est la machine qui consomme. Ici, avec 5,8 kW de dimensionnement et des besoins réels sous 4 kW, le paramétrage fait tout.

Ce qui marche
  • Compresseur inverter qui module bien à faible charge
  • SCOP de 4,79 à 35 °C cohérent avec la performance mesurée
Ce qui coince
  • Puissance de 5,8 kW probablement surdimensionnée pour 130 m² RE2020
  • Réglage d'usine de la loi d'eau à revoir dès la mise en service
Maison individuelle de 1994, 145 m², Normandie, radiateurs acier moyenne température, posée en 2021

Le dégivrage laisse une flaque qui gèle au pied de l'unité

L'hiver normand est humide, avec des températures souvent entre 0 et 5 °C. C'est exactement la configuration où le dégivrage se déclenche le plus. Toutes les deux heures environ, la machine inverse son cycle, on entend un souffle, et l'eau de dégivrage part au sol.

La première année, le sol est devenu une patinoire devant l'unité. J'ai fait poser l'année suivante un socle surélevé avec évacuation vers un lit de graviers. Depuis, plus de flaque stagnante, même si le sol reste humide sur environ un mètre carré.

Côté facture, ces cycles se paient. La machine redémarre derrière, et la température de départ d'eau met quelques minutes à remonter. Sur janvier et février, cela représente une part visible de la consommation. Rien d'anormal pour une air/eau en climat humide, mais il faut prévoir l'évacuation dès la pose, pas après.

Ce qui marche
  • Cycles de dégivrage efficaces, la PAC remonte vite en température
  • SCOP de 3,4 à 55 °C correct sur radiateurs existants
Ce qui coince
  • Flaque et gel au pied de l'unité sans évacuation dédiée
  • Surconsommation réelle en janvier et février à cause des cycles
Longère de 1978, 180 m², Centre-Val de Loire, radiateurs fonte et plancher chauffant partiel, posée en 2019

Après le fioul, la maison a changé de rythme

On a remplacé une chaudière fioul de 25 ans par cette machine. Le premier changement, c'est la disparition de la cuve, du camion et de l'odeur. Le second, c'est le rythme : avec le fioul, on chauffait par à coups, on montait à 21 °C le soir et on laissait descendre. Avec la PAC, la maison reste en régime continu, autour de 19,5 °C, et on ne touche plus au thermostat.

Sur les radiateurs fonte, la consigne de départ tourne autour de 50 à 55 °C les jours les plus froids, sous la limite de 60 °C de la machine. Le SCOP de 3,4 à 55 °C correspond assez bien à ce qu'on observe, avec une consommation annuelle de chauffage autour de 9 000 kWh électriques pour 180 m², contre 2 200 litres de fioul avant.

Le point que je referais différemment : j'aurais gardé la cuve un hiver de plus, le temps de bien régler la loi d'eau. La première saison a été un peu chaude et chère, la deuxième nettement mieux.

Ce qui marche
  • Passage du fioul à l'électrique sans regret sur le confort
  • Température de départ de 55 °C tenue sur radiateurs fonte
Ce qui coince
  • Première saison de chauffe mal réglée et coûteuse
  • Consommation électrique annuelle à surveiller sur 180 m²
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison de 90 à 180 m² correctement isolée, avec plancher chauffant ou radiateurs acceptant une eau à 55 °C, dans une zone où les hivers descendent rarement sous -10 °C. Le SCOP de 4,79 à 35 °C en fait une bonne candidate en rénovation avec émetteurs basse température.

À éviter si

Le logement est en zone littorale exposée sans protection anticorrosion de l'échangeur, ou si l'hiver descend régulièrement sous -10 °C, seuil d'arrêt de la machine. En maison très mal isolée avec radiateurs fonte exigeant plus de 60 °C, l'appoint prendra trop souvent le relais.

Questions fréquentes

Faut-il prévoir une évacuation des condensats dès la pose ?

Oui, et c'est même l'un des points les plus sous-estimés. En hiver humide, le dégivrage produit plusieurs litres d'eau par jour, qui gèlent au pied de l'unité si rien n'est prévu.

Un socle surélevé avec lit de graviers ou une évacuation vers un point bas règle le problème. Le faire après la pose coûte plus cher et abîme l'implantation.

Que se passe-t-il si la température extérieure descend sous -10 °C ?

La machine s'arrête, car sa température limite de fonctionnement est donnée à -10 °C. En dessous, l'appoint électrique intégré de 0,8 kW ne suffit pas à chauffer une maison entière.

En zone de moyenne montagne ou dans l'Est, il faut prévoir une solution de repli. En plaine et sur le littoral, le cas reste rare mais pas impossible lors d'une vague de froid.

Le R32 est-il un bon choix pour l'avenir ?

Oui. Le R32 a un potentiel de réchauffement global nettement inférieur au R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela limite le risque de tension sur les recharges et les pièces à dix ans.

Ce choix améliore aussi la valeur résiduelle de la machine en cas de revente du logement, même s'il n'est pas le seul critère à regarder.

Les 13 W de consommation en veille sont-ils vraiment significatifs ?

Sur un an, 13 W représentent environ 114 kWh, soit l'équivalent de quelques semaines de chauffage en mi-saison. Ce n'est pas dramatique, mais ce n'est pas nul non plus.

En résidence principale, l'impact est marginal. En résidence secondaire, où la machine ne sert que quelques mois, couper l'alimentation hors période de gel est un réflexe simple et rentable.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)5,8 kW
SCOP a 35 °C4,79
Efficacite saisonniere W35189 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,5 kW
SCOP a 55 °C3,4
Efficacite saisonniere W55133 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure52 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesGENERAL Monobloc Comfort Duo 5, GENERAL Monobloc Comfort WH 5

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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