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Atlantic

Atlantic PACIFIC H-TECH 60 MONO – Taille 9 : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Atlantic PACIFIC H-TECH 60 MONO – Taille 9
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : chauffage-sanitaire.partedis.com
SCOP W35
4,66
plancher chauffant
SCOP W55
3,35
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic Pacific H-Tech 60 Mono taille 9 est une pompe à chaleur air/eau monophasée qui vise les logements de taille moyenne, avec une puissance de dimensionnement de 8,5 kW pour un départ d'eau à 35 °C et 8,2 kW à 55 °C. Elle utilise le R32 et affiche un SCOP de 4,66 en plancher chauffant, ce qui la place parmi les machines sérieuses en basse température, avec une efficacité saisonnière de 183 % dans cette configuration.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1986, 145 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant hydraulique posé à la construction, PAC installée en 2021

Le contrat d'entretien, une formalité qui a son prix

Je n'avais jamais eu de PAC avant, et j'ai vite compris que le contrat annuel n'était pas une option. Le technicien passe une fois par an, vérifie l'échangeur, nettoie les filtres, contrôle l'étanchéité du circuit R32 et repart. Sur ma machine, rien de compliqué à surveiller, pas de circuit d'appoint à purger comme sur une chaudière, mais l'échangeur extérieur se charge vite de feuilles et de pollen.

Le contrat me coûte autour de 180 € par an, ce qui reste raisonnable pour une machine de cette puissance. Ce que j'apprécie, c'est que le même frigoriste assure le dépannage, donc pas de mauvaise surprise au moment où il faut intervenir vite. Avec un SCOP de 4,66, la machine tourne beaucoup en mi-saison, et le technicien m'a conseillé de ne pas couper l'alimentation en été pour éviter les cycles d'humidité dans le module.

Ce qui marche
  • Contrat clair, pas de prestation inutile facturée
  • Le même frigoriste assure l'entretien et le dépannage
Ce qui coince
  • Le coût du contrat grimpe vite si on ajoute le nettoyage de l'échangeur en zone boisée
  • Aucune traçabilité des interventions dans l'application, tout est sur papier
Pavillon de 1998, 112 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier basse température, PAC posée en 2022

L'application fait le job, à condition d'accepter de ne pas tout piloter

J'ai choisi cette machine en partie pour la passerelle de pilotage à distance. Après deux hivers, mon avis est plus nuancé. L'application permet de changer la consigne, de suivre la température de départ d'eau et de voir si l'appoint électrique de 1,5 kW s'est déclenché, ce qui est déjà beaucoup. Mais on ne touche pas à la loi d'eau depuis le téléphone, il faut passer par le menu de l'unité intérieure.

Ce que je regarde le plus, c'est l'historique de consommation, et là c'est propre. On voit les journées où la bivalence à -7 °C a été atteinte, et on comprend vite pourquoi la facture bouge. La consommation en veille de 14 W ne se voit pas dans l'application, mais elle est bien réelle : environ 120 kWh par an si on ne coupe jamais la machine, ce qui n'est pas rien sur le total.

Ce qui marche
  • Historique de consommation lisible et exportable
  • Suivi du déclenchement de l'appoint électrique
Ce qui coince
  • Impossible de régler la loi d'eau depuis l'application
  • Les 14 W de veille ne sont pas visibles dans le suivi, la conso réelle est sous-estimée
Maison de plain-pied de 2005, 128 m², Occitanie, plancher chauffant, PAC installée en 2022

MaPrimeRénov, deux mois de paperasse pour un versement correct

J'ai déposé le dossier avant les travaux, comme il faut, et j'ai eu la validation en trois semaines. Le vrai délai vient après : l'installation en mars, les photos à transmettre, l'attestation de conformité du RGE, et le versement est arrivé en juin. Sur une machine de 8,5 kW à 35 °C, l'aide reste correcte, mais il faut avancer la trésorerie.

Le point qui m'a coûté du temps, c'est la preuve de l'efficacité saisonnière. Mon installateur avait bien noté la référence exacte, avec la mention taille 9, et ça a suffi. Ceux qui ont un devis avec une référence approximative se font retoquer. Le CEE a été versé par l'installateur directement, déduit de la facture, et ça a évité un deuxième dossier.

Ce qui marche
  • Dossier CEE géré directement par l'installateur
  • Aide obtenue sans contestation sur la référence exacte du modèle
Ce qui coince
  • Trois mois entre la pose et le versement MaPrimeRénov
  • Il faut avancer la totalité de la facture
Longère de 1979 rénovée, 168 m², Bretagne, radiateurs fonte conservés, PAC posée en 2020

L'appoint de 1,5 kW se déclenche plus souvent que prévu

C'est le point que je surveille chaque hiver. La température de bivalence à 35 °C est annoncée à -7 °C, et la limite de fonctionnement à -10 °C. Chez moi, en Bretagne intérieure, on descend rarement sous -5 °C, donc sur le papier ça passe. Sauf que mes radiateurs fonte ont été conservés et que je fais tourner la machine à 50, 55 °C en janvier. Le SCOP à 55 °C tombe à 3,35, ce qui reste correct, mais la bivalence n'est plus la même.

Résultat, l'appoint électrique intégré de 1,5 kW se met en route dans les longues soirées froides et humides. Ce n'est pas dramatique, mais ça se voit sur la facture. Le dégivrage en hiver breton, très humide, ajoute une couche. Je pense sérieusement à ajouter un ballon tampon pour lisser tout ça et limiter les appels à l'appoint.

Ce qui marche
  • Machine capable de tenir des départs à 55 °C sans s'écrouler
  • Bivalence annoncée cohérente en basse température
Ce qui coince
  • Avec des radiateurs fonte, l'appoint se déclenche bien plus qu'annoncé
  • Le dégivrage en climat humide pèse sur la consommation réelle
Maison de bourg de 1965, 96 m², Grand Est, radiateurs fonte, PAC installée en 2021 après dépose d'une chaudière fioul

Après la cuve de fioul, un quotidien plus propre mais pas gratuit

La cuve est partie, et ça, personne ne le regrette. Plus de livraisons, plus d'odeur dans la cave, plus de chaudière à surveiller. La machine prend sa place dehors et l'unité intérieure remplace le corps de chauffe sans travaux lourds. Le premier hiver, j'ai trouvé la maison plus stable en température, sans les à-coups du brûleur.

Ce qui change vraiment, c'est le rapport à la facture. Avant, je payais en deux ou trois fois. Maintenant, c'est mensuel et lissé, et janvier reste le mois où ça pique. La température de bivalence à -7 °C signifie qu'en dessous, l'appoint prend le relais, et dans le Grand Est, ça arrive chaque hiver. Avec les radiateurs fonte conservés, je fais tourner la machine haut en température, donc le rendement saisonnier réel est plus proche du 3,35 que du 4,66.

Ce qui marche
  • Suppression totale du fioul et de la cuve
  • Températures plus régulières qu'avec la chaudière
Ce qui coince
  • L'appoint électrique devient fréquent lors des vagues de froid continentales
  • Rendement réel plus bas que le SCOP basse température à cause des radiateurs fonte
Maison de ville mitoyenne de 2010, 134 m², Hauts-de-France, plancher chauffant sur les deux niveaux, PAC posée en 2023

Le ballon tampon, utile ou pas sur cette machine ?

J'ai beaucoup lu avant l'installation, et la question du ballon tampon est revenue partout. Mon installateur m'a proposé d'en mettre un de 100 litres. J'ai refusé au départ, puis j'ai changé d'avis avant la pose. Avec un plancher chauffant, le volume d'eau est déjà important, donc le ballon apporte moins qu'avec des radiateurs, mais il lisse vraiment les cycles.

Ce que je constate après un hiver, c'est que la machine tourne plus longtemps à basse puissance au lieu de faire des cycles courts. Sur une machine inverter, c'est exactement ce qu'on veut. Avec 8,5 kW de puissance de dimensionnement et une maison de 134 m² bien isolée, j'aurais probablement été surdimensionné sans ce volume tampon. Je referais le même choix.

Ce qui marche
  • Cycles plus longs, donc moins d'usure sur le compresseur
  • Meilleure stabilité de la température de départ d'eau
Ce qui coince
  • Coût et encombrement supplémentaires dans le local technique
  • Peu d'intérêt si la maison est déjà équipée d'un grand volume d'eau
Le verdict

Pour quel logement ?

Cette machine convient aux logements de 100 à 170 m² correctement isolés, en plancher chauffant ou en radiateurs basse température, dans des régions où les hivers ne descendent pas durablement sous -7 °C. Le R32 et l'efficacité saisonnière de 183 % en basse température en font une base sérieuse pour un dossier d'aide.

À éviter si

On conserve des radiateurs fonte et on habite une zone continentale ou de montagne, car l'appoint de 1,5 kW prendra le relais souvent et le rendement réel s'éloignera du SCOP à 55 °C. À éviter aussi si l'on veut piloter entièrement la loi d'eau depuis une application, ce que cette machine ne permet pas.

Questions fréquentes

Cette machine peut-elle alimenter des radiateurs en fonte ?

Oui, elle monte jusqu'à 60 °C de départ d'eau, et son SCOP à 55 °C est de 3,35. C'est un vrai rendement saisonnier en haute température, pas un chiffre de catalogue.

Mais plus la température de départ est élevée, plus la bivalence glisse vers le haut : l'appoint électrique de 1,5 kW se déclenchera plus souvent qu'avec un plancher chauffant, et la facture suivra.

Combien de bruit fait-elle pour les voisins ?

La puissance acoustique extérieure est annoncée à 56 dB(A). C'est dans la fourchette confortable pour une installation en mitoyenneté, à condition d'éloigner l'unité des fenêtres voisines et de la poser sur des plots antivibratiles.

L'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage fixe des limites d'émergence, généralement 5 dB(A) le jour et 3 dB(A) la nuit. À 56 dB(A) à la source, une implantation soignée reste indispensable.

Que se passe-t-il quand il fait très froid ?

La température de bivalence à 35 °C est de -7 °C et la limite de fonctionnement est de -10 °C. Entre les deux, la machine tourne encore mais l'appoint électrique soutient la production.

En dessous de -10 °C, la PAC s'arrête et l'appoint seul assure le chauffage, ce qui devient coûteux. Cette configuration vise donc plutôt des hivers tempérés que des zones de montagne.

Le R32 est-il un bon choix pour l'avenir ?

Oui, le R32 fait partie des fluides d'avenir avec le R290. Il a un potentiel de réchauffement global bien plus faible que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas.

Concrètement, cela signifie que les recharges et les pièces détachées de cette machine devraient rester disponibles plus longtemps que sur une PAC au R410A, ce qui joue sur la valeur résiduelle à la revente.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)8,5 kW
SCOP a 35 °C4,66
Efficacite saisonniere W35183 %
Puissance de dimensionnement (W55)8,2 kW
SCOP a 55 °C3,35
Efficacite saisonniere W55131 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesPACIFIC H-TECH 60 + MONO – Taille 9, PACIFIC H-TECH 60 MONO – Taille 9

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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