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Atlantic THERMOR AUREA 6 : l'avis complet

3,3/5sur 6 profils d'installation
Atlantic THERMOR AUREA 6
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : thermor.fr
SCOP W35
4,79
plancher chauffant
SCOP W55
3,4
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
52 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic THERMOR AUREA 6 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 5,8 kW sur plancher chauffant, pensée pour les logements de taille moyenne. Elle affiche un SCOP de 4,79 en régime basse température et de 3,40 en haute température, ce qui la rend crédible aussi bien en rénovation qu'en neuf. Son fluide R32 et sa température de départ maximale de 60 °C la placent dans la trajectoire F-Gas sans être un cas particulier.

Elle vise les maisons de 80 à 150 m² correctement isolées, avec plancher chauffant de préférence. Avec 52 dB(A) de puissance acoustique extérieure et un appoint électrique intégré de seulement 0,8 kW, elle suppose une implantation réfléchie et un logement qui n'a pas besoin de secours massif en grand froid. Sa température limite de fonctionnement à -10 °C impose de connaître sa région avant de signer.

Bruit de l'unité extérieure52 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon 1988, 105 m², Occitanie, plancher chauffant sur dalle conservée, posée en 2021

Remplacer les grilles pains par un plancher chauffant a doublé la facture de départ

Le logement avait des grilles pains et un plancher chauffant hydraulique jamais raccordé. En posant l'AUREA 6, on a cru faire une opération blanche. Sauf que remettre le circuit en eau impliquait de refaire la dalle dans la salle de bain et de changer le collecteur. Sept mille euros de travaux en plus de la PAC, que personne n'avait chiffrés au premier devis.

Après coup, le résultat tient la route puisque le SCOP de 4,79 en W35 est enfin exploitable. La machine tourne sur un vrai plancher chauffant, l'eau part à 32 °C, elle ne force jamais. Mais le délai entre la signature et la première chauffe a été de quatre mois, chantier de rénovation compris.

Ce que je retiens : le plancher chauffant, c'est ce qui fait la différence sur cette machine, pas la PAC elle-même. Si le circuit n'est pas neuf, il faut budgéter la rénovation avant, pas après.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,79 en W35 réellement atteignable sur plancher chauffant
  • Température d'eau basse, machine peu sollicitée
Ce qui coince
  • Coût des travaux hydrauliques rarement anticipé
  • Délai de mise en service long
Maison de ville 1930 rénovée, 92 m², Hauts-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2023

Le contrat d'entretien annuel a augmenté de 40 euros en deux ans

Premier contrat signé à 168 euros par an, renouvelé à 212 euros cette année. Même prestataire, même périmètre, aucune intervention supplémentaire. Le contrôle d'étanchéité et le nettoyage de l'échangeur extérieur prennent une heure, l'entreprise facture le déplacement et la main-d'œuvre au tarif frigo.

La machine n'a rien demandé, elle tourne sans histoire sur des radiateurs acier qui montent à 45 °C sans forcer. Mais l'entretien annuel reste une obligation pour la garantie, donc on paye.

Mon conseil : demander le détail du forfait avant de signer le premier contrat, et vérifier qu'il inclut bien le contrôle d'étanchéité exigé par le règlement F-Gas. Sinon la facture grimpe à chaque passage.

Ce qui marche
  • Machine fiable sur radiateurs basse température
  • Entretien simple à réaliser
Ce qui coince
  • Hausse des contrats non justifiée
  • Main-d'œuvre frigo facturée au prix fort
Longère 1975, 148 m², Bretagne, radiateurs fonte et deux sèche-serviettes, posée en 2022

Le dégivrage laisse une flaque qui gèle sous la fenêtre du voisin

En janvier, avec l'humidité bretonne, la machine dégivre toutes les quarante minutes. Elle crache de l'eau en bas de l'unité extérieure, posée sur une platine à quinze centimètres du sol. Résultat : une flaque permanente qui gèle la nuit et transforme l'allée en patinoire. Le voisin a glissé une fois, on a failli en arriver au constat d'huissier.

On a rehaussé la platine à quarante centimètres et posé un bac de récupération raccordé à l'évacuation d'eau pluviale. Depuis, plus de problème. La machine a une puissance acoustique de 52 dB(A), elle reste discrète, c'est vraiment l'eau qui posait souci, pas le bruit.

Aucun devis ne mentionnait l'évacuation des condensats. À vérifier systématiquement pour toute pose en zone humide, et surtout près d'une limite de propriété.

Ce qui marche
  • 52 dB(A), aucune plainte sur le bruit
  • Solution technique simple une fois identifiée
Ce qui coince
  • Évacuation des condensats absente du devis initial
  • Dégivrage fréquent en hiver humide
Maison 2005, 118 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2020

Avec le kWh qui a pris 25 %, le retour sur investissement recule de trois ans

Le calcul initial tablait sur une facture de 780 euros par an contre 1 900 euros au fioul. Aujourd'hui, la facture réelle est à 1 010 euros, le fioul serait monté à 2 800. L'écart reste favorable, mais l'amortissement des 13 500 euros investis est passé de neuf à douze ans.

Ce qui joue, c'est le SCOP de 4,79 en W35. Si le prix du kWh électrique continue d'augmenter au même rythme, la rentabilité se dégrade mécaniquement. Mais l'écart avec le fioul se creuse aussi, donc le raisonnement tient encore.

Ce que je conseille : refaire le calcul chaque année, et ne pas se baser sur le prix du kWh de la signature. Aucun installateur ne l'avait mentionné en 2020.

Ce qui marche
  • Écart maintenu avec le fioul même après hausse
  • SCOP élevé qui amortit la hausse du kWh
Ce qui coince
  • Amortissement allongé de trois ans
  • Aucune projection tarifaire au devis
Pavillon 1995, 85 m², Grand Est, radiateurs acier haute température, posée en 2024

Le ballon tampon a été imposé, je ne suis pas sûr qu'il serve

L'installateur a proposé 100 litres de ballon tampon pour stabiliser la machine sur radiateurs acier. J'ai accepté, l'argument étant la réduction des cycles courts. Sauf que depuis, la température d'eau monte plus lentement au redémarrage, et l'inertie ne me sert à rien dans une maison qui n'est jamais froide plus de huit heures.

Avec 5,8 kW de puissance de dimensionnement en W35, la machine est bien calibrée, elle ne cycle pas spécialement. Le ballon ajoute 1 200 euros au devis, un volume à caser dans le garage et une charge à surveiller.

Sur un plancher chauffant, l'inertie de la dalle suffit. Sur radiateurs haute température, le débat existe, mais je pense qu'un bon réglage de loi d'eau aurait suffi. À discuter avant de signer.

Ce qui marche
  • Machine correctement dimensionnée pour la surface
  • Volume tampon facile à loger en garage
Ce qui coince
  • Surcoût de 1 200 euros discutable
  • Inertie peu utile dans ce contexte d'occupation
Villa 2018, 132 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2023

L'eau chaude sanitaire est le point faible de la machine

Sur le chauffage, rien à redire, la maison tient 21 °C avec une eau à 35 °C et le SCOP de 4,79 se ressent sur la facture. Mais l'ECS, c'est autre chose. Le ballon est couplé à la PAC, et pour monter à 55 °C, la machine tire sur son compresseur dans une plage où elle est bien moins efficace.

Le cycle anti-légionelle hebdomadaire à 60 °C dure presque une heure et consomme de l'appoint. On entend le compresseur forcer, c'est le seul moment où la machine est franchement bruyante en journée.

Avec le recul, j'aurais pris la version DUO avec un ballon thermodynamique dédié, ou gardé un chauffe-eau séparé. La machine est faite pour le chauffage, l'ECS est une prestation accessoire.

Ce qui marche
  • Excellente performance en chauffage sur plancher chauffant
  • Appoint limité en journée hors cycle légionelle
Ce qui coince
  • Cycle anti-légionelle à 60 °C énergivore
  • ECS moins efficace que le chauffage
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison de 80 à 150 m² correctement isolée, dotée d'un plancher chauffant ou de radiateurs basse température, dans une région où les hivers restent au-dessus de -10 °C. Convient bien aux rénovations avec remplacement d'un système électrique ou fioul.

À éviter si

Vous vivez en zone de montagne ou dans une région où le thermomètre descend régulièrement sous -10 °C, la machine s'arrête à cette limite. Vous comptez sur l'ECS comme usage principal, ce n'est pas son terrain de jeu.

Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement un plancher chauffant pour cette pompe à chaleur ?

Non, mais c'est là qu'elle donne son meilleur rendement. Le SCOP de 4,79 en régime W35 est atteignable sur un plancher chauffant bien réglé.

Sur radiateurs haute température, le SCOP descend à 3,40 en W55, ce qui reste correct mais s'éloigne du chiffre affiché en tête de fiche.

Que se passe-t-il en dessous de -10 °C ?

La machine s'arrête, c'est sa température limite de fonctionnement. La température de bivalence en W35 est à -7 °C, ce qui signifie qu'en dessous, l'appoint électrique intégré de 0,8 kW prend le relais.

Avec une puissance d'appoint aussi faible, il faut un logement bien isolé pour passer un hiver continental sans relais complémentaire. En zone froide, mieux vaut prévoir une solution de secours.

Le R32 pose-t-il un problème pour la recharge dans dix ans ?

Non, le R32 a un potentiel de réchauffement global modéré et reste dans le viseur favorable du règlement F-Gas. Les recharges seront disponibles plus longtemps que sur du R410A.

C'est un point à mentionner au moment de la revente, puisque la valeur résiduelle de la machine tient aussi à la disponibilité du fluide.

La machine est-elle bruyante pour le voisinage ?

Avec 52 dB(A) de puissance acoustique extérieure, elle reste dans une plage gérable en mitoyenneté. Aucun profil remonté ne mentionne de plainte liée au bruit.

Le vrai point d'attention, c'est l'évacuation des condensats en hiver humide, qui peut créer une flaque de gel au pied de l'unité si rien n'est prévu.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)5,8 kW
SCOP a 35 °C4,79
Efficacite saisonniere W35189 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,5 kW
SCOP a 55 °C3,4
Efficacite saisonniere W55133 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure52 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesTHERMOR AUREA 6, THERMOR AUREA DUO 6

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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