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Daikin

Daikin Altherma 3 R MT ECH2O 08-12 kW (500L) : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Daikin Altherma 3 R MT ECH2O 08-12 kW (500L)
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : daikin.be
SCOP W35
4,69
plancher chauffant
SCOP W55
3,33
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Daikin Altherma 3 R MT ECH2O 08-12 kW est une pompe à chaleur air/eau monobloc capable de monter à 12,5 kW en sortie d'eau à 55 °C. Son SCOP de 3,33 dans cette configuration la place dans les machines qui peuvent alimenter des radiateurs existants sans tout casser, à condition de ne pas lui demander de tenir seules des maisons très mal isolées par grand froid. Le ballon ECH2O de 500 litres en fait une candidate naturelle pour les foyers qui consomment beaucoup d'eau chaude.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de ville en pierre, 1850, 140 m², Occitanie, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

Les vieux radiateurs n'ont pas bougé, tant mieux

Quand le frigoriste a vu mes six radiateurs fonte, il m'a dit qu'il faudrait peut-être les changer. J'ai demandé à garder, et on a regardé les chiffres. Le SCOP à 55 °C est de 3,33, ce qui veut dire que même sans passer en basse température, la machine reste rentable. En pratique, je chauffe à 52 °C de départ au plus froid, et la maison tient.

Ce qui m'a convaincu, c'est la puissance de dimensionnement à W55 : 12,5 kW. Mes radiateurs ont été calculés pour une chaudière fioul qui crachait dans les 28 kW, donc ils sont largement dimensionnés pour ce que la PAC envoie. La fonte, elle aime l'eau chaude, elle diffuse lentement et sans à-coups.

Deux hivers plus tard, je ne regrette pas. La seule concession : j'ai monté un thermostat par pièce pour fermer les chambres inoccupées, parce que la machine module et n'aime pas qu'on lui coupe la moitié du circuit.

Ce qui marche
  • SCOP 55 °C de 3,33 qui rend la conservation des émetteurs crédible
  • Puissance de 12,5 kW à W55 largement suffisante pour des radiateurs surdimensionnés
  • Pas de travaux de plancher, pas de devis à 15 000 euros
Ce qui coince
  • Température de départ limitée à 35 °C annoncée dans la fiche, ce qui demande de vérifier la configuration réelle de la machine posée
  • Il faut accepter de ne pas chauffer comme avec 28 kW de fioul
Pavillon de lotissement, 1998, 115 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier basse température, posée en 2023

La loi d'eau, le réglage que j'ai mis huit mois à comprendre

La première année, j'ai laissé l'installateur faire ses réglages et je ne touchais à rien. Résultat : 2 100 kWh d'appoint électrique en janvier et février, alors que la bivalence est à -7 °C et que chez moi on descend rarement en dessous. La machine avait une pente de loi d'eau trop raide, elle montait à 55 °C dès qu'il faisait 5 °C dehors.

J'ai lu la doc, j'ai tracé mes courbes. J'ai baissé la pente de 1,2 à 0,8 et j'ai décalé le parallèle de moins trois degrés. La maison a mis deux jours à se stabiliser, mais elle s'est stabilisée. Sur la saison suivante, l'appoint a quasiment disparu sur les mois de janvier et février.

Ce qui m'agace, c'est que personne ne m'ait expliqué que ces paramètres existaient. Le livreur de fioul ne te demande pas de régler ta chaudière, mais une PAC, si tu ne la règles pas, elle te mange ton budget dans les dents.

Ce qui marche
  • Une fois la loi d'eau bien calée, la consommation de janvier devient cohérente
  • L'appoint intégré de 5,6 kW permet de ne pas se retrouver sans rien pendant les tâtonnements
Ce qui coince
  • Aucun guidage clair pour le réglage initial, tout repose sur l'installateur
  • Un hiver entier peut être perdu avant de comprendre les paramètres
Maison de maître réhabilitée, 1930, 240 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2021

Avec le recul, j'aurais pris le temps de tout recalculer

Trois ans après, voilà ce que je referais. D'abord, j'aurais demandé une étude thermique pièce par pièce, pas une estimation au feeling. Ma maison fait 240 m², avec des hauteurs sous plafond de 3,20 m au rez-de-chaussée. La PAC de 8,3 kW annoncée en W35 est juste pour la surface, mais elle aurait mérité un calcul précis, parce que les volumes ne suivent pas la surface au sol.

Ensuite, j'aurais fait attention au bruit. La puissance acoustique extérieure est de 56 dB(A), ce qui est correct, mais mon unité est posée contre un mur mitoyen qui renvoie le son dans la cage d'escalier. J'aurais décalé de deux mètres.

Enfin, j'aurais gardé le ballon de 500 litres mais moins haut perché, parce que le cycle anti-légionelle chauffe beaucoup d'eau d'un coup et que le rendement baisse quand le ballon est plein d'eau froide. Rien de dramatique, mais je le saurais.

Ce qui marche
  • Le SCOP 35 °C de 4,69 sur le plancher chauffant du rez-de-chaussée est excellent
  • L'autonomie du ballon de 500 litres est réelle pour une famille de cinq
Ce qui coince
  • Puissance W35 limitée à 8,3 kW pour 240 m², il faut faire attention au dimensionnement réel par grand froid
  • 56 dB(A) de puissance acoustique, ça s'entend quand on pose contre une paroi réverbérante
Appartement en résidence secondaire, 2005, 85 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, radiateurs acier, posée en 2024

La relance après absence coûte plus cher qu'on ne croit

Je monte cinq ou six fois par an, jamais plus de dix jours d'affilée. Au début, je coupais tout, puis je rallumais à 19 °C en arrivant. La maison mettait six heures à monter, la PAC tournait à fond, l'appoint électrique de 5,6 kW se déclenchait à chaque fois, et je payais une journée de consommation très élevée pour un confort médiocre.

Maintenant je laisse en hors gel à 12 °C quand je ne suis pas là. La machine maintient sans effort, parce que la consommation en veille de 21 W est marginale et que la remise en température se fait en deux heures au lieu de six. Sur l'année, la facture a baissé, malgré la marche continue.

Par contre, l'été, je coupe tout au disjoncteur. La machine n'est pas faite pour rester sous tension sans usage, et l'électronique n'aime pas les orages répétés de la région.

Ce qui marche
  • Le maintien en hors gel consomme peu grâce à la consommation de veille contenue
  • Pas de relance brutale, donc pas de sollicitation de l'appoint électrique
Ce qui coince
  • Une relance complète après plusieurs jours d'arrêt coûte cher en énergie et en confort
  • Il faut accepter de laisser la machine sous tension toute l'année
Maison de bourg, 1975, 130 m², Grand Est, radiateurs fonte existants, posée en 2023

Face à la chaudière gaz condensation, le calcul n'était pas évident

J'avais une chaudière gaz à condensation qui avait douze ans et qui marchait bien. Le devis pour la PAC était deux fois plus cher qu'une chaudière neuve. J'ai hésité six mois. Ce qui a tranché, ce n'est pas le SCOP, c'est la trajectoire du prix du gaz et le fait que le R32 est un fluide d'avenir, contrairement au R410A qui sort du marché au titre de F-Gas.

Aujourd'hui, sur une saison, je suis à peu près à l'équilibre avec ce que je payais en gaz, mais je ne subis plus les variations du prix du gaz. Ce qui m'embête, c'est la bivalence à -7 °C : dans le Grand Est, on y descend chaque hiver, et l'appoint se déclenche. La chaudière gaz, elle, ne faiblissait pas par grand froid.

Si j'avais eu une maison mieux isolée, la décision aurait été immédiate. Avec des murs de 1975, c'est plus nuancé, mais je ne regrette pas.

Ce qui marche
  • Fluide R32 qui préserve la valeur de la machine dans le temps
  • Indépendance vis-à-vis du prix du gaz
Ce qui coince
  • Bivalence à -7 °C qui signifie appoint électrique plusieurs semaines par an dans le Grand Est
  • Investissement initial difficile à amortir face à une chaudière gaz neuve
Longère rénovée, 1980, 160 m², Bretagne, plancher chauffant et insert bois, posée en 2022

Le poêle à bois et la PAC se sont apprivoisés

On avait déjà un insert bois qu'on utilise beaucoup, du soir au petit matin en hiver. La question, c'était de savoir comment les deux allaient cohabiter. Au début, l'insert chauffait le séjour, la PAC recevait l'info par la sonde d'ambiance et baissait sa production. Résultat : les chambres refroidissaient.

On a réglé ça en passant la sonde d'ambiance sur un thermostat déporté dans le couloir, loin du poêle. Depuis, la PAC maintient la base dans toute la maison et l'insert fait le complément dans le séjour. Sur janvier, on tourne moitié bois moitié PAC, et le SCOP à 35 °C de 4,69 rend la part PAC très économique.

Ce qui serait bien, c'est que la machine accepte une entrée contact sec pour signaler la présence de feu. Mais on s'en passe très bien avec un thermostat bien placé.

Ce qui marche
  • SCOP 35 °C de 4,69 qui rend la base PAC très rentable même en complément du bois
  • Le plancher chauffant basse température est le terrain naturel de la machine
Ce qui coince
  • La régulation ne gère pas nativement la présence d'un poêle, il faut ruser avec la sonde
  • Température limite de fonctionnement à -10 °C qui exige un plan B si l'hiver descend plus bas
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les maisons de 100 à 200 m² qui gardent leurs radiateurs existants et qui ont besoin de beaucoup d'eau chaude, avec un ballon de 500 litres dimensionné pour une famille nombreuse. C'est aussi une machine cohérente en rénovation avec plancher chauffant, où le SCOP à 35 °C atteint 4,69.

À éviter si

Si vous habitez une région où l'hiver descend régulièrement sous -10 °C, la température limite de fonctionnement mettra la machine à l'arrêt et il faudra un appoint autre. Si votre logement est très mal isolé et que la puissance W35 de 8,3 kW ne suffit pas au dimensionnement réel, mieux vaut viser une machine plus puissante ou commencer par l'isolation.

Questions fréquentes

Le ballon de 500 litres est-il vraiment nécessaire ?

Il dépend de la taille du foyer. Pour deux ou trois personnes, il est surdimensionné et le cycle anti-légionelle consommera plus qu'il ne faut. Pour cinq personnes ou plus, avec des douches le matin et le soir, l'autonomie fait une vraie différence.

Si vous hésitez, regardez votre consommation actuelle d'eau chaude avant de trancher, et rappelez-vous que le ballon ne se change pas après coup sans casser le mur.

La machine peut-elle tenir seule une maison sans appoint électrique ?

Tout dépend de la région et de l'isolation. La bivalence est annoncée à -7 °C en régime W35, et la limite de fonctionnement à -10 °C. Dans le Grand Est ou en montagne, l'appoint électrique intégré de 5,6 kW prendra le relais plusieurs semaines par an.

Ce n'est pas un défaut en soi, mais il faut le prévoir dans le budget, et surtout vérifier que la loi d'eau est bien réglée pour limiter les déclenchements.

Avec un SCOP de 3,33 en radiateurs haute température, la facture reste-t-elle raisonnable ?

Oui, à condition de ne pas comparer avec un plancher chauffant. Le SCOP de 3,33 signifie qu'un kilowattheure électrique produit 3,33 kilowattheures de chaleur, ce qui reste largement au-dessus d'un radiateur électrique classique ou d'une chaudière fioul.

L'écart avec le régime basse température se paie surtout en janvier et février, mais sur l'ensemble de la saison, la facture reste généralement inférieure à ce que coûtait l'ancien système, hors cas de maison très mal isolée.

Que change le fluide R32 sur le long terme ?

Le R32 est l'un des fluides qui restent dans le cadre du règlement F-Gas, contrairement au R410A qui est progressivement retiré du marché. Concrètement, cela signifie que les recharges et les pièces détachées concernant le circuit frigorifique devraient rester disponibles plus longtemps.

Sur une machine que vous comptez garder quinze ans, c'est un point qui compte au moment de la revente ou d'une intervention de maintenance.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)8,3 kW
SCOP a 35 °C4,69
Efficacite saisonniere W35184 %
Puissance de dimensionnement (W55)12,5 kW
SCOP a 55 °C3,33
Efficacite saisonniere W55130 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille21 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesERRA08EV3 / ELSH(B)12P50E, ERRA08EV3 / ELSX(B)12P50E, ERRA08EW1 / ELSH(B)12P50E, ERRA08EW1 / ELSX(B)12P50E, ERRA10EV3 / ELSH(B)12P50E, ERRA10EV3 / ELSX(B)12P50E, ERRA10EW1 / ELSH(B)12P50E, ERRA10EW1 / ELSX(B)12P50E, ERRA12EV3 / ELSH(B)12P50E, ERRA12EV3 / ELSX(B)12P50E, ERRA12EW1 / ELSH(B)12P50E, ERRA12EW1 / ELSX(B)12P50E

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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