Pacoscope
Elco · AEROTOP EVO LN / AEROTOP EVO PLUS LN

Elco AEROTOP EVO PLUS LN 27 : l'avis complet

3,3/5sur 6 profils d'installation
Elco AEROTOP EVO PLUS LN 27
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : elco.co.uk
SCOP W35
4,38
plancher chauffant
SCOP W55
3,23
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
71 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Elco AEROTOP EVO PLUS LN 27 est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, avec 17,18 kW annoncés en régime plancher chauffant et 15,92 kW en régime radiateurs. C'est une machine taillée pour de grands volumes, des maisons de 180 à 250 m², ou des bâtiments mal isolés qu'il faut chauffer sans tout casser. Elle fonctionne au R32 et embarque un appoint électrique de 6,83 kW, ce qui laisse deviner qu'elle peut basculer souvent sur résistances quand la température descend très bas.

Bruit de l'unité extérieure71 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1987, 210 m², Alsace, plancher chauffant, posée en 2022

La garantie a tenu, mais j'ai appris à lire les petites lignes

Ma machine est posée depuis trois ans et je n'ai jamais eu à activer la garantie pour une panne. Par contre, j'ai découvert à la première visite d'entretien que la garantie constructeur exigeait de faire passer un frigoriste agréé, pas mon plombier chauffant habituel. Heureusement, c'est l'installateur qui assurait le suivi, donc tout a été fait dans les règles.

Ce que je reproche, c'est le flou sur l'extension de garantie. On m'a proposé un contrat à la pose, avec une durée qui variait selon le nombre de visites annuelles. J'ai fini par souscrire, mais sans jamais obtenir un document clair sur ce qui était couvert, notamment l'échangeur extérieur en cas de corrosion. Le serpent de la garantie décennale ne couvre pas la même chose que la garantie biennale de bon fonctionnement, et personne ne vous l'explique simplement.

Ce qui marche
  • Garantie constructeur appliquée sans discussion sur un remplacement de sonde
  • Réseau d'installateurs agréés qui assure le suivi
Ce qui coince
  • Conditions d'extension de garantie peu lisibles
  • Obligation de passer par un frigoriste pour rester couvert
Villa de 2005, 160 m², littoral atlantique (Charente-Maritime), radiateurs acier basse température, posée en 2023

Le sel a attaqué les ailettes avant que je pense à regarder

À 4 km de la mer, la question de la corrosion n'est pas théorique. Au bout de la deuxième saison, j'ai retrouvé les ailettes de l'échangeur extérieur avec un début de dépôt blanchâtre sur les bords. Rien de perforant, mais assez pour que le technicien recommande un rinçage annuel à l'eau claire, pas au jet haute pression.

Ce que j'aurais aimé savoir avant : la machine n'est pas traitée spécifiquement pour le bord de mer. La notice mentionne l'entretien, pas les embruns. J'ai fait poser un petit brise-vent côté large, et depuis, le dépôt est moins rapide. Mais clairement, si c'était à refaire, j'aurais regardé une version avec traitement anticorrosion renforcé, même plus chère.

Ce qui marche
  • Rendement correct malgré l'air humide et salé
  • Ailettes démontables pour le nettoyage
Ce qui coince
  • Aucun traitement anticorrosion d'origine annoncé
  • Entretien manuel obligatoire deux fois par an en bord de mer
Maison de 1994, 230 m², Normandie, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2021

17 kW annoncés, mais la maison se coupe et redémarre sans arrêt

Je suis passé d'une chaudière fioul de 24 kW à cette machine de 17,18 kW en dimensionnement W35. Le premier hiver, la PAC a enchaîné les cycles courts : elle montait en température, coupait au bout de dix minutes, redémarrait. Le technicien a mis ça sur le dos d'un plancher chauffant trop réactif, mais en réalité, c'est le volume d'eau dans le circuit qui était insuffisant. On a ajouté un ballon tampon de 100 litres, et les cycles se sont espacés.

Reste que sur les mi-saisons, elle module mal. Le compresseur inverter fonctionne, mais la puissance minimale reste élevée pour la demande. J'ai appris à ne pas descendre la consigne trop bas, sinon elle repart sur des à-coups. Pour une maison de cette surface, il faut vraiment soigner le dimensionnement et l'hydraulique, pas juste prendre la puissance dans un catalogue.

Ce qui marche
  • Puissance suffisante pour chauffer 230 m² sans appoint la plupart du temps
  • Bonne reprise après ajout d'un ballon tampon
Ce qui coince
  • Cycles courts en mi-saison
  • Puissance minimale trop haute pour les petites demandes
Longère de 1975, 185 m², Bretagne intérieure, radiateurs fonte conservés, posée en 2024

Pour le DPE, c'est mieux, mais l'acheteur a regardé la facture

J'ai vendu la maison dix-huit mois après la pose. Le DPE est passé de F à D, ce qui était l'objectif. L'acheteur a demandé les factures d'électricité, a vu que janvier tournait autour de 400 euros, et a recalculé. Le SCOP à 55 °C de 3,23 est correct pour des radiateurs fonte, mais il ne raconte pas les pointes de froid.

Ce qui a joué en ma faveur, c'est la traçabilité : contrat d'entretien, garantie constructeur encore valable, attestation d'installation par un RGE. Sans ces papiers, la PAC aurait pu être vue comme un risque. À l'inverse, un voisin a vendu avec une PAC mal documentée, et l'acheteur a négocié 8 000 euros de moins pour anticiper un remplacement.

Ce qui marche
  • Gain de deux classes DPE immédiat
  • Valeur perçue positive quand les documents sont fournis
Ce qui coince
  • Facture hivernale qui peut inquiéter un acheteur non averti
  • Le SCOP ne protège pas des pointes de consommation
Maison de 2018, 200 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2023

L'application marche, mais elle ne remplace pas une bonne loi d'eau

J'ai pris cette machine en partie pour le pilotage à distance. L'application constructeur permet de changer la consigne, de voir la température extérieure et de programmer des plages. C'est pratique quand on part le week-end. Mais la vraie économie, je ne l'ai pas eue avec l'appli, je l'ai eue en réglant la loi d'eau avec le technicien.

L'application donne l'impression de tout contrôler, alors qu'elle ne touche pas à la pente de la courbe. J'ai passé un hiver à monter et descendre la consigne depuis mon téléphone, avant de comprendre que c'était la courbe qu'il fallait ajuster. Depuis, je ne touche plus à rien, et la consommation a baissé. Le thermostat connecté, c'est bien pour le confort, pas pour le rendement.

Ce qui marche
  • Pilotage à distance fiable, sans coupure du serveur
  • Historique de consommation consultable
Ce qui coince
  • Aucun accès aux paramètres de loi d'eau depuis l'application
  • Tentation de piloter au lieu de régler
Ferme rénovée de 1920, 250 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2022

Vieille pierre, courants d'air : la PAC rattrape, l'appoint aussi

Murs en pierre de 60 cm, simple vitrage à l'étage, isolation partielle. J'ai gardé les radiateurs fonte parce que les remplacer aurait coûté plus cher que la PAC elle-même. Le SCOP à 55 °C de 3,23 correspond assez bien à ce que je constate sur la saison, mais il masque les jours où la température de bivalence de -7 °C est franchie.

Ces jours-là, l'appoint électrique de 6,83 kW prend le relais, et la facture le sent. La température limite de fonctionnement à -10 °C signifie qu'en dessous, la PAC s'arrête complètement. Chez moi, ça arrive deux ou trois nuits par hiver. J'ai gardé le vieux poêle à bois en secours, et franchement, c'est lui qui sauve la mise ces nuits-là. Pour une maison ancienne, la PAC seule ne suffit pas si l'isolation n'est pas reprise.

Ce qui marche
  • Chauffe correctement une maison mal isolée hors grand froid
  • Compatible avec des radiateurs fonte existants
Ce qui coince
  • Appoint électrique très sollicité sous -7 °C
  • Arrêt total en dessous de -10 °C
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les grandes maisons de 180 à 250 m², plutôt bien isolées ou avec plancher chauffant, où la puissance de 17 kW permet de couvrir la demande sans appoint la plupart du temps. Convient aussi aux rénovations où l'on garde des radiateurs fonte, à condition d'accepter un SCOP de 3,23 en régime 55 °C.

À éviter si

Vous vivez en bord de mer sans possibilité d'entretien régulier de l'échangeur, ou dans une maison très mal isolée exposée à des hivers continentaux sous -10 °C. Dans ces cas, la consommation en veille de 50 W et la puissance acoustique de 71 dB(A) s'ajoutent à des limites de fonctionnement qui deviennent pénalisantes.

Questions fréquentes

Cette PAC peut-elle alimenter des radiateurs en fonte existants ?

Oui, avec un SCOP de 3,23 en régime 55 °C, ce qui reste correct pour des radiateurs haute température. Il faut toutefois vérifier que les radiateurs sont dimensionnés pour la température de départ, et prévoir un appoint pour les jours sous -7 °C.

Le vrai enjeu, c'est l'isolation. Si la maison perd beaucoup, l'appoint de 6,83 kW va tourner souvent et la facture suivra.

Quelle est la température minimale à laquelle la machine s'arrête ?

La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la PAC cesse de produire et il faut un relais, poêle, cheminée ou appoint électrique.

La température de bivalence en régime 35 °C est de -7 °C : c'est le seuil à partir duquel l'appoint électrique prend le relais pour compenser la baisse de performance.

La consommation en veille de 50 W est-elle vraiment un sujet ?

Sur une année, 50 W permanents représentent environ 440 kWh, soit l'ordre de 80 à 100 euros selon le tarif. Ce n'est pas négligeable, surtout si la machine reste alimentée en été pour l'eau chaude sanitaire.

Beaucoup d'installateurs proposent une coupure hors saison, mais cela dépend du modèle et du circuit. À vérifier avec l'installateur.

Le fluide R32 pose-t-il un problème pour l'avenir ?

Non, le R32 est un fluide d'avenir, avec un potentiel de réchauffement global bien plus faible que le R410A. Il reste disponible et ne subit pas de calendrier d'élimination proche.

Cela dit, la recharge éventuelle doit être faite par un frigoriste équipé, et le coût dépend du marché local. Sur cette machine, la charge est adaptée à la puissance, donc une intervention reste ponctuelle.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)17,18 kW
SCOP a 35 °C4,38
Efficacite saisonniere W35172 %
Puissance de dimensionnement (W55)15,92 kW
SCOP a 55 °C3,23
Efficacite saisonniere W55126 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure71 dB(A)
Consommation en veille50 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.

Face à quelle autre machine ?

Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

Choisir moi-même l'adversaire

Modèles comparables

Ce modèle vous intéresse ?

Comparez trois devis d'installateurs RGE de votre département.

Demander un devis