Pacoscope
Midea · MHA Seriers

Midea MHA-V12W/D2RN8-B+HB-A160/C***GN8-B : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHA-V12W/D2RN8-B+HB-A160/C***GN8-B
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : breeze24.com
SCOP W35
4,8
plancher chauffant
SCOP W55
3,61
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
64 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHA-V12W/D2RN8-B est une pompe à chaleur air/eau de 12 kW, certifiée NF PAC, pensée pour des logements de bonne taille où l'on veut couvrir le chauffage sans forcément tout casser. Son SCOP de 4,8 en départ 35 °C la place parmi les machines confortables sur plancher chauffant, et sa version 55 °C à 3,61 lui permet de tenir des radiateurs existants sans être ridicule.

Trois choses ressortent de la fiche : un fluide R32, un compresseur Twin Rotary à vitesse variable, et une alimentation triphasée en 400 V. Cette dernière contrainte oriente clairement la cible : maisons individuelles récentes ou rénovées avec tableau triphasé, ou rénovations lourdes où le raccordement a été anticipé. En dessous, il faudra compter sur une adaptation du tableau.

02468arrêtappoint dès -7 °C2,884,656,628,47-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure64 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison 2005, 160 m², Rhône, plancher chauffant existant, posée fin 2023, occupation intermittente

Ce que coûte une maison laissée à 14 °C toute la semaine

On part en semaine et on rentre le vendredi soir. La consigne descend à 14 °C du lundi au jeudi, remonte à 20 °C le vendredi après-midi. La relance du vendredi met clairement la machine à contribution, je le vois sur l'appli : elle tire fort pendant deux à trois heures avant de se caler.

Le SCOP de 4,8 annoncé ne veut pas dire grand-chose dans ce mode. La machine passe beaucoup de temps en haute modulation après chaque absence, et le rendement instantané chute. Sur la saison, j'estime perdre un bon dixième par rapport à un fonctionnement continu à 18 °C.

J'ai fini par laisser 17 °C en permanence et là seulement la consommation est devenue cohérente avec ce que le devis promettait. La relance coûte plus cher que le maintien.

Ce qui marche
  • Plancher chauffant bien exploité, SCOP 4,8 plausible en continu
  • Remontée en température rapide après absence, environ 3 heures
  • Consommation en veille de 2 W, négligeable
Ce qui coince
  • Les relances répétées dégradent nettement le rendement saisonnier
  • Intérêt de la programmation horaire limité sur ce type de machine
Maison 1988, 130 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier, revente envisagée en 2026

Le DPE n'a pas bougé autant qu'espéré

On a posé la PAC en 2022 en se disant que ça servirait au DPE le jour de la revente. Résultat mitigé : on est passé d'une étiquette E à une D, pas plus. Le diagnostiqueur a regardé la fiche technique, a noté R32 et le SCOP de 3,61 en 55 °C, et a validé. Mais l'isolation n'a pas changé, donc le DPE reste plafonné par l'enveloppe.

Ceci dit, sur une annonce, mentionner une PAC air/eau de 2022 avec NF PAC, ça rassure. Les acheteurs qui ont visité ont tous posé la question du coût de chauffage, et pouvoir dire qu'on tourne autour de 1 100 € par an sur 130 m², c'est un argument concret.

Je ne pense pas que la PAC ait augmenté la valeur du bien, mais je suis convaincu qu'elle a écourté le délai de vente.

Ce qui marche
  • Argument de vente concret, facture de chauffage chiffrable
  • Certification NF PAC reconnue par les diagnostiqueurs
  • Fluide R32 favorable en lecture DPE
Ce qui coince
  • Gain DPE limité par l'isolation inchangée
  • Aucune plus-value directe identifiable sur le prix de vente
Maison 1995, 120 m², 800 m de la côte atlantique, radiateurs fonte, posée 2021

Trois ans de bord de mer et l'échangeur marque

Personne ne m'avait prévenu. À 800 m de la mer, l'air est chargé de sel, et l'échangeur extérieur de la Midea prend la corrosion plus vite que sur une machine installée à l'intérieur des terres. Après deux hivers, les ailettes montraient déjà des traces blanches.

Mon frigoriste m'a conseillé un rinçage à l'eau claire deux fois par an, au printemps et à l'automne, sans produit. Ça se fait en quinze minutes. Depuis, ça ne bouge plus. Mais sur une machine à 64 dB(A) posée contre la maison, l'accès pour rincer n'est pas évident, il faut dégager le panneau avant à chaque fois.

Si c'était à refaire, j'aurais fait installer l'unité sous un auvent, pas collée au mur côté vent dominant.

Ce qui marche
  • Aucune panne liée à la corrosion à ce stade
  • Entretien préventif simple une fois le rituel pris
Ce qui coince
  • Échangeur vulnérable en zone littorale sans protection
  • Pas de traitement anticorrosion renforcé annoncé par le constructeur
  • Niveau sonore de 64 dB(A) complique l'accès pour l'entretien
Maison 1979, 145 m², Haute-Savoie, radiateurs fonte conservés, posée en 2024, dossier MaPrimeRénov

MaPrimeRénov, neuf mois entre le devis et le versement

Le dossier en lui-même n'est pas compliqué, c'est le délai qui use. Devis signé en mars, pose en mai, dossier déposé en juin, premier retour de l'Anah en septembre pour une pièce manquante (justificatif de propriété qui datait de plus de trois mois), et virement reçu en décembre.

Ce qui a coincé, c'est la fiche CEE. L'installateur RGE avait bien rempli la fiche, mais le délai de traitement côté obligé a pris quatre mois de plus. Sur les 4 800 € attendus, on a touché 4 200 €, l'écart venant d'un barème CEE révisé entre le dépôt et la validation.

Conseil : envoyer les pièces par lot dès le départ, ne pas attendre les relances, et surtout ne pas compter sur le versement pour rembourser le prêt travaux à court terme. La certification NF PAC a bien aidé à la validation, ça n'a posé aucune question.

Ce qui marche
  • Certification NF PAC acceptée sans discussion dans le dossier
  • Aides cumulées non négligeables sur une 12 kW
  • Installateur RGE familier de la procédure, dossier monté proprement
Ce qui coince
  • Délai global de neuf mois entre devis et versement
  • Écart de 600 € lié à la révision du barème CEE en cours de dossier
  • Pièces justificatives à renouveler si le dossier traîne
Maison 1985, 155 m², Alsace, radiateurs fonte, plancher chauffant ajouté au RDC, posée 2022

Le plancher chauffant au RDC, dix mille euros pour gagner un point de SCOP

On a profité de la pose de la PAC pour couler un plancher chauffant hydraulique sur 70 m² au rez-de-chaussée, en gardant les radiateurs fonte à l'étage. Facture totale du plancher : 11 000 € pose et chape comprises, hors PAC.

Le raisonnement était simple : la machine annonce 4,8 de SCOP en 35 °C contre 3,61 en 55 °C. Sur le papier, on gagne 25 % de rendement sur la zone concernée. En pratique, on chauffe 70 m² en 35 °C et 85 m² en 55 °C, donc le gain moyen est plus proche de 10 à 12 %.

Rentabilité : à raison de 200 € d'économie annuelle, on est sur 55 ans. Ce n'est pas rentable en soi. Mais le confort au sol est incomparable, et la maison est clairement plus agréable à vivre. C'est un investissement de confort, pas de rendement.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,8 pleinement exploité sur la zone plancher chauffant
  • Confort au sol nettement supérieur aux radiateurs
  • Machine capable de gérer les deux régimes en parallèle sans souci
Ce qui coince
  • Coût du plancher chauffant non amortissable par le seul gain de SCOP
  • Gain réel dilué par la coexistence des deux régimes
Maison 2010, 140 m², Isère, plancher chauffant, hésitation avec une concurrente japonaise, posée 2024

Midea contre la japonaise, l'écart de prix qui décide

J'avais deux devis en main : la Midea MHA-V12W à 11 400 € posée, et une concurrente japonaise à 15 800 € posée, à puissance annoncée comparable. J'ai lu beaucoup de fiches avant de trancher, et ce qui m'a décidé, c'est le SCOP à 55 °C. La japonaise annonçait 3,9, la Midea 3,61. Un écart de 8 % pour 4 400 € de plus, ça ne se justifiait pas sur mon plancher chauffant où je tourne à 35 °C de départ.

Ce que j'ai perdu en prenant la Midea : un réseau SAV plus dense côté japonaise, et un délai de pièces réputé plus court. Mon frigoriste m'a dit qu'il trouvait tout chez Midea en quelques jours, donc pour l'instant je n'ai pas eu à tester.

Un an après, aucune panne. Les 64 dB(A) en puissance acoustique sont plus élevés que la japonaise (annoncée à 58 dB(A)), mais l'unité est posée à 20 m de la chambre, donc inaudible. Si j'avais dû la poser en mitoyenneté, j'aurais sans doute payé les 4 400 € de plus.

Ce qui marche
  • SCOP en 55 °C proche de la concurrente pour un prix très inférieur
  • Compresseur Twin Rotary à vitesse variable, fonctionnement doux
  • Certification NF PAC équivalente
Ce qui coince
  • Puissance acoustique de 64 dB(A) contre 58 dB(A) chez la concurrente
  • Réseau SAV moins dense que les marques japonaises
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison de 120 à 160 m² avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, disposant d'un raccordement triphasé 400 V. La machine est aussi pertinente en rénovation avec radiateurs fonte conservés si l'on accepte un SCOP plus modeste en régime 55 °C.

À éviter si

Le logement est en monophasé sans possibilité de passer en triphasé, la contrainte de raccordement devient rédhibitoire. À éviter aussi en zone littorale exposée ou en mitoyenneté très serrée, où les 64 dB(A) et la sensibilité de l'échangeur au sel compliquent la vie.

Questions fréquentes

La Midea MHA-V12W peut-elle vraiment chauffer une maison à radiateurs fonte ?

Oui, avec un SCOP de 3,61 en régime 55 °C, la machine est dimensionnée pour alimenter des radiateurs haute température sans être catastrophique. Ce n'est pas le terrain où elle brille, mais c'est exploitable.

Le point à surveiller est la température de bivalence à -7 °C : en dessous, l'appoint électrique prend le relais. Sur une maison mal isolée en zone froide, l'appoint peut peser lourd sur la facture de janvier.

Pourquoi la consommation en veille est-elle mentionnée alors qu'elle semble dérisoire ?

2 W en veille, c'est effectivement marginal : environ 17 kWh sur une année, soit 3 à 4 € au tarif actuel. Ce n'est pas un critère de choix.

L'intérêt de la donnée est surtout de montrer que l'électronique de la machine ne consomme pas en permanence, ce qui arrive sur certaines PAC anciennes où la résistance de carter et la carte électronique tirent 30 à 50 W en continu, y compris l'été.

Le fluide R32 est-il un bon choix pour l'avenir ?

Oui. Le R32 a un PRG d'environ 675, très inférieur au R410A (2 088), et il reste autorisé par le règlement F-Gas pour les années à venir. C'est un choix cohérent avec les contraintes réglementaires.

Le R290 reste meilleur en PRG (3), mais il est moins répandu sur ce segment de puissance. À dix ans, la disponibilité de recharge en R32 ne devrait pas poser de problème.

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Sur un plancher chauffant ou un grand volume d'eau dans les émetteurs, le ballon tampon n'apporte pas grand-chose. La machine module, le volume d'eau existant suffit à lisser.

Sur une installation avec peu de volume d'eau, comme quelques radiateurs acier de petite taille, un ballon tampon de 50 à 100 litres évite les cycles courts. Avec un compresseur Twin Rotary à vitesse variable, les cycles courts restent gérables, mais un petit tampon prolonge la durée de vie du compresseur.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)12,1 kW
SCOP a 35 °C4,8
Efficacite saisonniere W35188,8 %
Puissance de dimensionnement (W55)12,8 kW
SCOP a 55 °C3,61
Efficacite saisonniere W55141,3 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)2,88
Puissance restituee a -7 °C10,61 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)4,65
COP a +7 °C (depart 35 °C)6,62
COP a +12 °C (depart 35 °C)8,47
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,01
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure64 dB(A)
Consommation en veille2 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation400-3-50
TypeSplit
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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