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Mitsubishi Heavy Industries

Mitsubishi Heavy Industries FDCW100VNX-A : l'avis complet

3,2/5sur 6 profils d'installation
Mitsubishi Heavy Industries FDCW100VNX-A
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : img.edilportale.com
SCOP W35
4,13
plancher chauffant
SCOP W55
3,23
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-8 °C
appoint au-delà

La Mitsubishi Heavy Industries FDCW100VNX-A est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, pensée pour les grandes surfaces. Sa puissance de dimensionnement atteint 8,5 kW à 35 °C et 10 kW à 55 °C, ce qui la place dans la catégorie des machines capables d'alimenter un logement de 150 à 250 m², à condition que l'enveloppe ne soit pas une passoire.

Elle existe en deux déclinaisons, une avec module hydraulique HMA100-S, l'autre avec HSB100. Le fluide est du R410A, donc une machine conçue avant la bascule F-Gas. Son intérêt réel dépend beaucoup de deux chiffres : le SCOP de 4,13 sur plancher chauffant et celui de 3,23 sur radiateurs haute température. Entre les deux, ce n'est pas la même histoire.

Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de lotissement de 2004, 180 m², Rhône-Alpes, radiateurs acier basse température, posée en 2023

Passer de 9 à 12 kVA au compteur, le vrai sujet du dossier

Ma maison était en 9 kVA, comme la plupart des pavillons des années 2000. À la pose, l'électricien m'a prévenu : cette machine en monophasé avec appoint intégré de 3,3 kW, ça ne tient pas derrière un abonnement de 9. J'ai fait la demande de passage en 12 kVA chez le gestionnaire, compté trois semaines de délai, plus un passage du consuel pour la nouvelle section de câble. Le surcoût d'abonnement est modeste sur l'année, mais c'est un poste qu'aucun devis ne mentionne spontanément.

Ce que j'ai retenu : si votre logement est encore en 6 kVA, il faut tout revoir, tableau compris. L'appoint de 3,3 kW ne se déclenche pas souvent en hiver doux, mais le jour où il s'enclenche en même temps que le four et le lave-linge, ça disjoncte.

Ce qui marche
  • Puissance de 8,5 kW en W35 suffisante pour la surface
  • Appoint intégré qui évite un module extérieur
Ce qui coince
  • Aucune information sur la puissance électrique appelée en pointe
  • Passage à 12 kVA indispensable mais rarement chiffré au devis
Longère rénovée de 1985, 160 m², Bretagne intérieure, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

Le SCOP de 4,13 ne s'applique pas à ma maison, et je l'ai appris à mes dépens

J'avais lu 4,13 partout dans les comparatifs. Sauf que ce SCOP est donné à 35 °C de départ d'eau, ce qui suppose un plancher chauffant ou des émetteurs très basse température. Chez moi, avec la fonte et une eau à 55 °C pour tenir la maison à 20 °C en janvier, la référence devient le SCOP de 3,23. Un quart de rendement en moins, sur la même machine.

Ma consommation réelle de décembre à mars a été d'environ 30 % au-dessus de ce que j'avais estimé avec le chiffre de 4,13. La machine n'y est pour rien, c'est moi qui ai mal lu la fiche. Le SCOP est une moyenne saisonnière sur un profil d'usage précis, pas une promesse de rendement dans votre salon.

Ce qui marche
  • La machine tient bien 55 °C de départ
  • Rendement saisonnier correct même en haute température
Ce qui coince
  • Écart de rendement énorme entre W35 et W55
  • SCOP affiché rarement lu avec la bonne hypothèse d'émetteurs
Chalet des années 1970, 130 m², Jura, radiateurs fonte et plancher chauffant partiel, posée en 2023

Résidence secondaire hors gel, ce qui marche et ce qui coince

Je ne chauffe le chalet que les week-ends et quinze jours aux vacances. Mode hors gel à 8 °C entre deux séjours, remise en chauffe le vendredi soir. La température limite de fonctionnement donnée à -10 °C annonce la couleur : l'hiver jurassien descend régulièrement plus bas, et la machine s'arrête. Le mode hors gel tient la maison tant qu'il fait doux, mais sur une vague de froid à -15 °C, il faut quelqu'un sur place ou une solution de repli.

La température de bivalence à -8 °C en W35 est un repère utile ici : au-delà, c'est l'appoint électrique de 3,3 kW qui prend le relais. En résidence secondaire, ça passe encore, la maison n'a pas besoin d'être à 20 °C en semaine. Ce n'est pas la configuration idéale pour cette machine, qui est faite pour tourner régulièrement.

Ce qui marche
  • Mode hors gel pertinent pour le non chauffé
  • Puissance suffisante pour remonter vite en température
Ce qui coince
  • Arrêt à -10 °C problématique en altitude moyenne
  • Appoint électrique handicapant en grand froid
Maison contemporaine de 1998, 220 m², Aquitaine, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2021

Ballon tampon ou pas : ma réponse après deux hivers

L'installateur voulait me vendre un ballon tampon de 200 litres. J'ai demandé pourquoi, il m'a répondu « pour éviter les cycles courts ». Avec un plancher chauffant qui contient déjà une belle inertie, je voyais mal l'intérêt. J'ai refusé et je ne l'ai pas regretté. La machine tourne par séquences longues, la modulation du compresseur fait son travail, et la température de départ d'eau reste stable.

Ce qui aurait changé la donne, c'est un volume d'eau total trop faible, par exemple avec des radiateurs acier de faible contenance partout. Là, le tampon devient utile pour limiter les cycles courts, qui usent le compresseur. Dans mon cas, 220 m² avec plancher chauffant, c'était un équipement de trop.

Ce qui marche
  • Inertie naturelle du plancher chauffant suffisante
  • Modulation correcte du compresseur sans tampon
Ce qui coince
  • Argumentaire « anti-cycles courts » souvent systématique
  • Pas de documentation claire sur le volume d'eau minimum requis
Maison de ville mitoyenne des années 1930, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2023

Relance après absence : moins cher que je pensais, plus lent que je croyais

Je coupe le chauffage quand je pars trois jours. Au retour, je remets la loi d'eau en service et je remonte la consigne à 19 °C. Deux observations. D'abord, la maison mitoyenne récupère vite, une demi-journée environ. Ensuite, je m'attendais à voir la consommation exploser pendant la relance, et non : sur trois jours de coupure en février, j'ai économisé plus que ce que la relance a consommé.

L'inertie des murs anciens joue à double sens. Elle ralentit la déperdition pendant l'absence, mais elle ralentit aussi la remontée. Sur une absence courte, c'est rentable. Sur une absence de quinze jours en janvier, je ne coupe pas, je baisse juste, parce que la relance devient longue et que l'appoint de 3,3 kW risque de s'inviter.

Ce qui marche
  • Baisse de consigne rentable sur absence courte
  • Récupération rapide en maison mitoyenne
Ce qui coince
  • Relance lente sur absences longues
  • Appoint électrique sollicité au redémarrage par grand froid
Villa des années 2000, 240 m², Provence, plancher chauffant intégral, posée en 2022

L'appoint électrique qui se déclenche trop souvent, et pourquoi j'ai fini par le brider

Premier hiver, je vois la consommation grimper en janvier alors que le SCOP annoncé à 4,13 me laissait espérer mieux. Je regarde les courbes : l'appoint de 3,3 kW se déclenchait régulièrement, parfois plusieurs heures d'affilée, y compris par des températures autour de zéro. Or la bivalence en W35 est donnée à -8 °C. À zéro, l'appoint ne devrait pas tourner.

Diagnostic après passage du technicien : la loi d'eau était réglée trop haut, la machine peinait à suivre la consigne, et l'appoint compensait. Une fois la loi d'eau recalée, l'appoint est redevenu marginal. Le 3,3 kW est là pour les vraies pointes de froid, pas pour rattraper un mauvais réglage. Si votre consommation de janvier vous paraît hors cadre, regardez d'abord le paramétrage, pas la machine.

Ce qui marche
  • Appoint de 3,3 kW utile en dessous de la bivalence
  • Problème résolu par un simple réglage
Ce qui coince
  • Appoint qui masque un mauvais paramétrage sans alerte
  • Consommation de janvier difficile à interpréter sans suivi
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 150 à 250 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou émetteurs basse température, dans des régions où l'hiver ne descend pas durablement sous -8 °C. Le SCOP de 4,13 en W35 y prend tout son sens.

À éviter si

Votre logement est une passoire thermique avec radiateurs fonte à 55 °C de départ, ou si vous vivez en zone de froid continental où -10 °C est atteint plusieurs semaines par an. Le SCOP tombe à 3,23 et la machine s'arrête à la limite de fonctionnement.

Questions fréquentes

Quelle différence entre le SCOP à 35 °C et celui à 55 °C ?

Le premier correspond à une eau de départ à 35 °C, typique d'un plancher chauffant. Le second à 55 °C, ce qu'il faut pour des radiateurs classiques. Sur cette machine, l'écart va de 4,13 à 3,23, soit près de 25 % de rendement en moins.

Concrètement, le même logement avec les mêmes déperditions ne consommera pas la même chose selon ses émetteurs, à machine identique.

La machine fonctionne-t-elle encore quand il fait très froid ?

Elle est donnée pour fonctionner jusqu'à -10 °C. En dessous, elle s'arrête. La bivalence en W35 est fixée à -8 °C, seuil à partir duquel l'appoint électrique intégré de 3,3 kW prend le relais pour compléter le chauffage.

Sur une vague de froid à -15 °C, vous êtes donc entièrement sur l'appoint ou sur un système de repli, ce qui pèse lourd sur la facture de janvier.

Le fluide R410A est-il un problème pour l'avenir ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, remplacé progressivement par le R32 et le R290. Cela ne rend pas la machine inutilisable, mais pose la question de la disponibilité des recharges et des pièces à dix ou quinze ans.

C'est un point à intégrer dans le calcul de valeur résiduelle si vous revendez le logement ou si l'installation tombe en panne dans longtemps.

Faut-il un abonnement électrique plus puissant ?

Souvent, oui. Avec un appoint électrique intégré de 3,3 kW et un compresseur de forte puissance, un abonnement de 9 kVA en monophasé devient juste. Beaucoup de propriétaires passent en 12 kVA.

Ce passage a un coût, un délai, et parfois nécessite une modification du tableau. Ce n'est pas systématiquement chiffré dans le devis initial, il faut le demander explicitement.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)8,5 kW
SCOP a 35 °C4,13
Efficacite saisonniere W35165 %
Puissance de dimensionnement (W55)10 kW
SCOP a 55 °C3,23
Efficacite saisonniere W55126 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-8 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille15 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesFDCW100VNX-A + HMA100-S, FDCW100VNX-A + HSB100

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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Face à quelle autre machine ?

Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

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