Oertli Oenoviapac-C Colonne R32 6 : l'avis complet
★★★◐★3,3/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : batiproduits.com
SCOP W35
4,5
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
L'Oenoviapac-C Colonne R32 6 est une pompe à chaleur air/eau split de 6 à 6,5 kW, pensée pour la rénovation comme pour le neuf. Elle affiche un SCOP de 4,5 sur plancher chauffant (départ 35 °C) et de 3,38 sur radiateurs haute température (départ 55 °C), ce qui la rend crédible dans les deux configurations sans refaire toute l'installation. Son point faible tient à sa plage de fonctionnement : la bivalence et la limite basse sont toutes deux calées à -10 °C, ce qui veut dire que sous ce seuil, c'est l'appoint électrique qui prend le relais.
La machine est équipée d'un appoint électrique intégré de 0,7 kW seulement, ce qui suppose un logement déjà raisonnablement isolé ou un appoint d'appoint complémentaire. Le fluide R32 et la colonne intérieure (MHC-V200/E ou /H) en font une machine compacte, adaptée aux maisons où le local technique est compté. La puissance acoustique extérieure de 57 dB(A) la place dans la moyenne haute, ce qui demande un peu d'attention en mitoyenneté serrée.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de ville en pierre, 1980, 110 m², Occitanie, radiateurs fonte conservés, posée en 2023
★★★★★
Les vieux radiateurs en fonte tiennent le coup, mais pas à n'importe quelle température
On avait sept radiateurs fonte d'origine, bien dimensionnés pour l'ancienne chaudière fioul. Le premier installateur voulait tout changer, le second a proposé de garder les émetteurs et de monter la PAC en départ 55 °C. Avec le SCOP de 3,38 annoncé à 55 °C, ça reste acceptable, on n'est pas sur un rendement de plancher chauffant mais la facture ne s'envole pas non plus. La température max de départ d'eau à 60 °C aide bien lors des premières heures de chauffe le matin.
Ce qui a demandé un réglage, c'est la loi d'eau. Au début, la machine montait trop haut en température et redescendait vite, les radiateurs ne suivaient pas. On a baissé la pente, et là ça s'est stabilisé. L'appoint électrique intégré de 0,7 kW ne s'est déclenché que deux ou trois fois pendant la vague de froid de janvier, et brièvement.
Ce qui marche
+SCOP de 3,38 à 55 °C, tenable sur radiateurs fonte
+Départ d'eau jusqu'à 60 °C, utile en relance matinale
+Conservation des émetteurs existants, économie réelle sur le devis
Ce qui coince
−Nécessite un vrai réglage de loi d'eau pour ne pas cycler
−Rendement nettement inférieur à un montage plancher chauffant
⌂Maison de lotissement, 1998, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier remplacés par plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Passer au plancher chauffant pour profiter du SCOP de 4,5, le calcul tient-il ?
Le SCOP passe de 3,38 à 55 °C à 4,5 à 35 °C. Sur le papier, ça fait une différence de consommation significative. Dans notre cas, la maison avait déjà une chape, donc on est partis sur un plancher chauffant hydraulique en rénovation, avec ragréage. Le surcoût travaux a été absorbé en cinq saisons environ, en comparant avec ce qu'on aurait payé en restant sur radiateurs.
La contrainte, c'est que le plancher chauffant demande une eau à basse température en permanence, donc la machine tourne plus longtemps mais plus doucement. Le compresseur inverter module, il ne claque pas comme un on/off. Résultat : aucune gêne, et la maison tient sa température sans à-coups. Si c'était à refaire, je referais le plancher, mais en anticipant mieux le délai de séchage de la chape, qui a repoussé la mise en route de trois semaines.
Ce qui marche
+SCOP de 4,5 à 35 °C, le vrai bénéfice du plancher chauffant
+Compresseur inverter, pas de cycles courts
+Confort stable, pas de variation de température ressentie
Ce qui coince
−Coût et délai des travaux de plancher chauffant
−Trois semaines de séchage avant mise en route
⌂Pavillon de 1972, 130 m², Hauts-de-France, radiateurs acier existants, posée en 2023
★★★★★
Remplacer une chaudière gaz à condensation, l'hésitation était légitime
La chaudière gaz condensation avait onze ans et commençait à donner des signes de fatigue. On a fait venir trois installateurs, deux proposaient une PAC, un proposait de remettre une chaudière gaz. Ce qui a pesé : le SCOP de 3,38 à 55 °C, qui reste meilleur qu'un rendement gaz saisonnier, et la fin annoncée du gaz dans les logements neufs. Mais la décision n'a pas été évidente, parce que le gaz restait moins cher au kWh et que l'installation était plus simple.
Ce qui a tranché, c'est la possibilité de coupler plus tard avec du photovoltaïque. La PAC split avec R32, ça consomme de l'électricité, donc si on produit la sienne, le calcul bascule. Aujourd'hui, la facture de chauffage a légèrement baissé par rapport au gaz, sans compter l'abonnement gaz supprimé.
Ce qui marche
+Suppression de l'abonnement gaz, économie fixe annuelle
+SCOP de 3,38 à 55 °C, comparable au rendement gaz saisonnier
+Compatibilité future avec le photovoltaïque
Ce qui coince
−Investissement initial supérieur à un simple remplacement de chaudière
−Dépendance totale à l'électricité pour le chauffage
⌂Chalet de moyenne montagne, 2005, 95 m², Hautes-Alpes, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
À 1 200 mètres, la limite à -10 °C se sent vraiment en janvier
On est à 1 200 mètres, dans les Hautes-Alpes. La bivalence W35 est annoncée à -10 °C, et la température limite de fonctionnement aussi. Ça veut dire qu'en dessous de -10, la machine s'arrête et c'est l'appoint qui prend. Sauf que l'appoint intégré, c'est 0,7 kW. Autant dire rien pour chauffer 95 m² par -14 °C. On a donc gardé le poêle à bois comme appoint réel, et on l'utilise une quinzaine de nuits par an.
Ce n'est pas une mauvaise machine, elle tourne bien de novembre à mars dans la plupart des cas. Mais si vous êtes en zone de montagne avec des hivers qui descendent régulièrement sous -12, il faut le savoir avant de signer. Le vendeur ne l'avait pas mentionné clairement. On a complété avec un appoint électrique d'appoint dédié, mais c'est un coût qu'on n'avait pas prévu.
Ce qui marche
+Fonctionne correctement au-dessus de -10 °C
+Bonne compatibilité avec un poêle à bois en relais
Ce qui coince
−Limite de fonctionnement à -10 °C, atteinte plusieurs fois par hiver en altitude
−Appoint électrique intégré de 0,7 kW insuffisant en grand froid
⌂Maison de bourg, 1988, 120 m², Bourgogne-Franche-Comté, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
L'appoint qui se déclenche trop tôt à cause d'un mauvais réglage
Premier hiver, l'appoint électrique se déclenchait presque toutes les nuits, même à -2 °C. Je trouvais ça bizarre, parce que la bivalence est annoncée à -10 °C, donc il n'y avait pas de raison qu'il prenne le relais si tôt. En regardant la courbe de chauffe, j'ai compris : la consigne de départ d'eau était trop haute pour les radiateurs fonte, et la machine montait en température trop lentement. Du coup, le régulateur lançait l'appoint pour rattraper.
J'ai baissé la pente de loi d'eau de 15 %, et depuis, l'appoint ne se déclenche plus qu'en dessous de -7 °C environ. La consommation a suivi, à la baisse. Ce n'est pas la machine qui était en cause, c'est le paramétrage initial qui n'avait pas été fait sérieusement.
Ce qui marche
+Appoint de 0,7 kW suffisant si le réglage est correct
+Réglage de loi d'eau efficace pour supprimer les déclenchements intempestifs
Ce qui coince
−Réglage d'usine mal calibré, appoint déclenché trop tôt le premier hiver
−Nécessite de comprendre la régulation pour optimiser
⌂Maison de plain-pied, 2015, 160 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
L'entretien annuel, obligatoire et pas donné
On est passés par un contrat d'entretien annuel, obligatoire pour les PAC de plus de 4 kW. Le contrat couvre la vérification du circuit frigorifique, le contrôle d'étanchéité, le nettoyage de l'échangeur extérieur et la vérification des paramètres. Le tarif tourne autour de 180 à 220 euros par an selon les prestataires. Ce n'est pas anecdotique sur dix ans, mais c'est le prix de la garantie constructeur maintenue.
Ce qui m'a surpris, c'est la difficulté à trouver un frigoriste disponible dans le secteur. Sur trois entreprises contactées, deux ne prenaient pas de nouveaux contrats. J'ai fini par passer par l'installateur d'origine, qui sous-traite. Le SCOP de 4,5 en plancher chauffant, ça compense en partie ce coût, mais il faut le budgéter dès le départ.
Ce qui marche
+SCOP de 4,5 qui compense le coût d'entretien
+Contrat nécessaire pour maintenir la garantie
+Machine peu exigeante en entretien courant
Ce qui coince
−180 à 220 euros par an de contrat obligatoire
−Rareté des frigoristes disponibles pour l'entretien
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette machine convient aux logements de 90 à 160 m² correctement isolés, en rénovation avec radiateurs existants ou en neuf avec plancher chauffant, dans des régions où l'hiver descend rarement sous -10 °C. Le SCOP de 4,5 en basse température en fait une option sérieuse quand le plancher chauffant est déjà là ou prévu.
À éviter si
À éviter en zone de montagne où les températures passent régulièrement sous -12 °C, à cause de la limite de fonctionnement à -10 °C et de l'appoint électrique intégré limité à 0,7 kW. À éviter aussi si le local technique est absent, puisque la colonne intérieure MHC-V200 prend de la place.
Questions fréquentes
La machine peut-elle alimenter des radiateurs fonte existants ?
Oui, avec un SCOP de 3,38 à 55 °C et une température maximale de départ d'eau de 60 °C. C'est tenable, mais le rendement est nettement inférieur à un montage sur plancher chauffant, où le SCOP grimpe à 4,5 à 35 °C.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C, comme la température de bivalence W35. En dessous, la PAC s'arrête et c'est l'appoint qui prend le relais, avec une puissance intégrée de seulement 0,7 kW. En grand froid marqué, il faut prévoir un appoint complémentaire.
Le R32 pose-t-il un problème pour l'avenir ?
Non, le R32 est un fluide d'avenir au regard du règlement F-Gas, avec un potentiel de réchauffement global bien plus faible que le R410A. Sur le plan de la disponibilité des pièces et des recharges à dix ans, c'est plutôt rassurant par rapport aux machines encore en R410A.
Combien consomme-t-elle en veille ?
La consommation en veille est de 15 W, ce qui reste marginal à l'échelle d'une saison de chauffe. Sur une année complète, cela représente environ 130 kWh, soit l'équivalent de quelques jours de chauffage en mi-saison.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.
Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Oertli Oenoviapac-C Colonne R32 6. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.